Le naturaliste de terrain du XXIe siècle

Réserve de chênes de Garry de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes de Garry de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

June 22, 2015 | by Dan Kraus | 0 Comments

Les premiers naturalistes canadiens auraient sans doute du mal à se reconnaître dans les ornithologues ou les passionnés de fleurs sauvages d’aujourd’hui. Percy Taverner (1875‑1947), l’un des pionniers de l’ornithologie au Canada, chassait les oiseaux pour se constituer des collections de peaux afin d’identifier les espèces. Catherine Parr Traill (1802‑1899), l’une de nos premières botanistes, faisait quant à elle peindre ses spécimens par sa nièce, en vue de documenter les fleurs sauvages des prairies, dans la plaine du lac Rice.

Quant à eux, les naturalistes du XXIe siècle bénéficient de ressources informatiques plus puissantes encore que celles mises à la disposition de la mission spatiale Apollo et possèdent plus d’informations qu’un musée d’histoire naturelle du XIXe siècle, grâce aux téléphones intelligents, aux GPS et à un accès mobile au réseau Internet.  

Même si la technologie a plutôt tendance à nous éloigner de la nature, elle peut aussi contribuer à enrichir nos connaissances sur les milieux naturels et la conservation. Plusieurs outils en ligne, comme la rubrique Espèces en vedette de CNC, constituent des aides précieuses pour en apprendre davantage sur la faune et la flore sauvages du Canada. L’application ExploreEcoNB incite les gens à se rapprocher de la nature au Nouveau‑Brunswick, en présentant des parcs et des zones protégées que le public peut explorer. 

Faucon pèlerin (photo de Chris Hill)

Faucon pèlerin (photo de Chris Hill)

Surtout, la technologie permet à tous (à vous aussi!) de participer activement aux efforts de conservation. Par le biais de bases de données en ligne, vous pouvez partager de l’information sur les propriétés de CNC et d’autres sites d’importance, nous aidant ainsi à mieux comprendre et gérer ces milieux naturels.

Voici de quelles façons vous pouvez collecter et partager de l’information susceptible de venir en aide à CNC et à d’autres groupes engagés dans la conservation :

Même si Percy Taverner et Catherine Parr Traill auraient du mal à reconnaître les naturalistes de terrain du XXIe siècle, nous avons encore beaucoup de choses en commun. Grâce à la technologie, le naturaliste moderne peut lui aussi contribuer de manière notable à nos efforts de conservation au pays et à notre compréhension de la nature, tout en partageant sa passion pour elle.

About the Author

Dan Kraus Scientifique pour la conservation Weston et Directeur principal du développement des programmes en conservation à CNC.

Read more about Dan Kraus.

More by this author »