Pêcheur, Réserve naturelle Crabbes River, T.-N.-L (Photo de Mike Dembeck)

Pêcheur, Réserve naturelle Crabbes River, T.-N.-L (Photo de Mike Dembeck)

Bénévoles pour la conservation : travailler pour des eaux plus saines au Canada

Rivière Flathead, C.-B. (photo de CNC)

Rivière Flathead, C.-B. (photo de CNC)

CNC s'intéresse bien plus qu'à la conservation des terres. Il travaille également à la protection des eaux douces et des habitats côtiers du pays. Les bénévoles pour la conservation de CNC sont une part importante de ce travail. 

En bref

Les zones riveraines :
  • créent des habitats pour la faune;
  • soutiennent la diversité biologique;
  • protègent les terres contre les sécheresses et les inondations.
  • réduisent l’érosion en dissipant l’énergie des vagues et du courant
  • contribuent au réapprovisionnement de la nappe phréatique.





Les bénévoles aident à restaurer la végétation indigène sur le bord des cours d’eau et des lacs

L’une des façons de protéger le littoral contre l’érosion et de réduire l’accumulation excessive de sédiments dans les cours d’eau est de planter des arbres et des arbustes indigènes.

Zoë Arnold, CNC Alberta (Photo de Kyle Meller)

Zoë Arnold, CNC Alberta (Photo de Kyle Meller)

En 2015, les bénévoles pour la conservation en Alberta ont recueilli et planté des boutures de saules (article en anglais) sur trois propriétés conservées en Alberta : le ranch Waldron, un site près de Big Hill Spring et un autre sur les berges du lac Pine. Pendant de nombreuses heures, les 67 bénévoles présents ont planté plus de 1 600 branches de saules fraîchement coupées le long d’une tranchée, d’une rivière et d’un étang.

Les espèces rustiques comme le saule, le cornouiller et le peuplier sont souvent utilisées pour stabiliser les bandes riveraines, car celles-ci poussent rapidement et ont la capacité de former des racines à partir de branches coupées. Les arbres et arbustes qui poussent le long des berges peuvent s’enraciner plus loin sur le bord d’un cours d’eau lorsque des branches se brisent et qu’elles sont emportées par le courant. Le bouturage recrée ce processus.

Les arbres et arbustes riverains fournissent aussi de l’ombre et permettent de rafraîchir l’eau, une condition essentielle pour les poissons indigènes comme la truite ou le saumon.

Peuplier baumier (Photo de Aiden Mahoney)

Peuplier baumier (Photo de Aiden Mahoney)

Plus récemment, en mai 2016, une autre activité de plantation a eu lieu près d’une importante rivière à saumons atlantiques (article en anglais) : la rivière Crabbes, à Terre-Neuve. Les bénévoles ont planté 200 boutures de peupliers baumiers sur une portion de rivière afin d’en réduire l’érosion, d’en restaurer la plaine d’inondation et de créer un corridor naturel pour les espèces sauvages comme le renard roux, le lièvre d’Amérique et l’écureuil roux.

Redonner aux cours d’eau leurs méandres

De tout temps, les humains ont tenté de détourner les cours d’eau pour accélérer le drainage des terres. Malheureusement, cette pratique altère gravement les habitats dulcicoles. Une façon d’aider les cours d’eau à retrouver leurs méandres naturels est d’installer des déflecteurs, ce qui recrée la diversité d’habitats. Les scientifiques peuvent déterminer le meilleur endroit pour placer les déflecteurs afin d’imiter au mieux des conditions naturelles, soit en recherchant comment le cours d’eau coulait historiquement, soit en examinant les autres ruisseaux dans la région avoisinante.

Des bénévoles installent des déflecteurs sur les rives de Willow Creek (Photo de Miguel Hortiguela)

Des bénévoles installent des déflecteurs sur les rives de Willow Creek (Photo de Miguel Hortiguela)

Printemps 2016 : les déflecteurs se couvrent peu à peu de végétation (Photo de CNC)

Printemps 2016 : les déflecteurs se couvrent peu à peu de végétation (Photo de CNC)

L’année dernière, CNC et les bénévoles pour la conservation ont aidé à redonner sa sinuosité à Willow Creek (article en anglais), situé dans les terres humides d'importance mondiale de Minesing, en Ontario. Les bénévoles pour la conservation ont installé des souches d’arbres de Noël dans les rives du ruisseau à un angle de 45° vers l’amont. Avec le temps, ces arbres formeront eux-mêmes la rive du ruisseau, fournissant une structure au cours d’eau, réduisant la largeur du canal et augmentant ainsi le débit. Ce débit accéléré aidera à éliminer les sédiments, à augmenter la profondeur du lit et à réduire la température de l’eau. Cela contribuera également à augmenter l’oxygénation de l’eau et améliorera les conditions pour les poissons et autres espèces aquatiques.

Restaurer les estuaires

Estuaire de la rivière Campbell, C.-B. (Photo de Tim Ennis/CNC)

Estuaire de la rivière Campbell, C.-B. (Photo de Tim Ennis/CNC)

Le point de jonction entre l’océan et l’eau douce, entre la terre et l’eau, revêt une grande valeur écologique, mais représente aussi un lieu attrayant pour les industries. L’estuaire de la rivière Campbell, en Colombie-Britannique, est un exemple de réussite reconnu mondialement : il s’agit d’un ancien bassin à boue industriel transformé en un havre faunique. Là où le saumon était autrefois rare, ces eaux sont aujourd’hui un lieu de reproduction idéal.

Au centre de l’estuaire se trouve Baikie Island. Un travail de restauration de grande envergure a permis de débarrasser l’endroit de ses vestiges industriels et de rendre aux rives leurs contours d’antan. Cette remise en état a requis le creusage de deux canaux et la plantation de végétation indigène dans les marais et les zones riveraines.

Iris faux-acore (Photo de Wikimedia Commons)

Iris faux-acore (Photo de Wikimedia Commons)

Aujourd’hui, les bénévoles pour la conservation aident à protéger l’estuaire contre les espèces envahissantes qui peuvent avoir un effet dévastateur sur les écosystèmes fragiles des zones humides, comme l’iris faux-acore. « Les espèces envahissantes sont un problème majeur à l’échelle mondiale. En plus de menacer nos plantes indigènes et la faune, leur présence peut occasionner des pertes financières directes », explique Dan Kraus, scientifique pour la conservation Weston à CNC.

Contribuer aux eaux saines

Protéger nos eaux demande plus que simplement travailler dans les habitats aquatiques.

« La gestion efficace de l’eau dépend de la gestion efficace des terres », affirme M. Kraus. « Les lacs, les rivières et les ruisseaux reflètent l’usage des terres qui les entourent. En restaurant des zones clés dans les bassins versants et en réduisant la vitesse et le débit du ruissellement direct, nous pouvons améliorer d’une manière significative la qualité de nos eaux douces. »

Prendre soin de nos terres signifie aussi améliorer la qualité de nos eaux : les deux sont indissociables. Grâce aux Bénévoles pour la conservation et aux organismes partenaires, nous sommes en mesure de prendre soin de ces écosystèmes dulcicoles et côtiers, d’un océan à l’autre.

Cliquez ci-dessous pour revoir quelques-uns de nos moments préférés du programme Bénévoles pour la conservation :

  • Bénévole pour la conservation, propriété H.G. Lawrence, Alb. (Photo de CNC)
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    Bénévole pour la conservation, propriété H.G. Lawrence, Alb. (Photo de CNC)
  • Bénévoles pour la conservation en pleine action, ranch Waldron, Alb. (Photo de Kyle Meller)
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    Bénévoles en pleine action, ranch Waldron, Alb. (Photo de Kyle Meller)
  • Plantation de peuplier baumiers, Crabbes River, T.-N.-L. (Photo de Aiden Mahoney)
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    Plantation de peuplier baumiers, Crabbes River, T.-N.-L. (Photo de Aiden Mahoney)
  • Des bénévoles à la fin d’une journée de restauration des rives, en Ontario (Photo de Miguel Hortiguela)
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    Des bénévoles à la fin d’une journée de restauration des rives, en Ontario (Photo de Miguel Hortiguela)

 

Pleins feux sur nos sympathisants

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