Grands marais, Vallée de l’Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

Grands marais, Vallée de l’Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

Dr Philippe Blais (Photo gracieuseté de Dr Philippe Blais)

Dr Philippe Blais (Photo gracieuseté de Dr Philippe Blais)

Portrait d’un des précieux donateurs de CNC au Québec, Dr Philippe Blais

CNC : Comment avez-vous eu connaissance de l’existence de CNC?

PB : J’ai eu la chance de faire connaissance avec un vétéran du conseil d’administration de CNC Québec, le Dr Rodger Titman, lors d’un cours de McGill sur l’écologie du désert, il y a quelques années. […]

Mais c’est en 2009, quand j’ai commencé à fréquenter la vallée de l’Outaouais lors de mes vacances estivales, que j’ai réellement commencé en bonne et due forme ma collaboration avec l’équipe régionale de CNC. Mon destin était dorénavant scellé!

CNC : Vous êtes un leader en conservation, c’est-à-dire que vous contribuez annuellement en versant un montant minimal de 1000$. Pourquoi est-ce important pour vous de soutenir les activités de CNC?

PB : Je trouve l’approche de base de CNC envers la conservation des plus simples et élégantes, tout en étant d’une logique incontestable et d’une efficacité exemplaire : l’acquisition peut contrer la destruction. C’est une philosophie des plus convaincantes. Si la forêt, le milieu humide, la prairie nous appartiennent, personne ne peut les détruire. Sans parler du fait que CNC se classe invariablement en tête de peloton dans les classements des organismes caritatifs en termes d’efficacité.

CNC : Comment décririez-vous Conservation de la nature Canada à votre entourage?

PB : Un organisme de conservation qui n’a plus à faire ses preuves, mais qui conserve, malgré tout, ses nobles ambitions d’origines, car le travail est bien loin d’être terminé. Le dévouement de toute l’équipe à son objectif est particulièrement remarquable et uniforme. Tous les intervenants que j’ai eu la chance de côtoyer sont clairement animés par la mission. C’est un privi-lège de pouvoir rallier ma contribution à leurs efforts.   

CNC : En tant que biologiste, pourquoi pensez-vous qu’il est important de protéger la nature?

PB : Ma réponse à cette question comporte un lourd biais relatif à ma profession, la médecine. Je compare souvent nos milieux naturels à nos organes vitaux. Ainsi, nos forêts sont nos poumons planétaires, nos milieux humides, les reins, les cours d’eau, ses artères. Les milieux naturels sont donc essentiels à l’équilibre physiologique de l’environnement. Notre environnement, dans lequel on vit, et sans lequel on ne peut pas vivre. Beaucoup de gens ont oublié, ou n’ont même jamais réalisé qu’ils font partie intégrante de leur environnement. Abuser des ressources vivantes de notre planète est donc un acte d’automutilation, une folie qui n’a aucun sens. […] Tenter de protéger ce qui reste m’apparaît un impératif incontournable.

CNC : Quel héritage aimeriez-vous créer?

PB : Mon souhait le plus profond est que mes enfants puissent un jour profiter, eux aussi, de la beauté grandiose des milieux naturels que j’ai eu la chance de visiter dans ma vie. Ou du moins, qu’ils sachent qu’ils seront encore là dans toute leur splendeur, pour l’éternité, si un jour l’envie saisissait leurs descendants d’aller y mettre les pieds. Gracieuseté de leur grand-père rêveur et de ses nombreux amis déterminés…

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