Jetez un coup d'oeil dans le nid de certains des oiseaux les plus emblématiques du Canada

Nid de balbuzards pêcheurs (Photo de Lorne)

Nid de balbuzards pêcheurs (Photo de Lorne)

Partout dans le monde, des caméras ont été installées aux abords de nids d’oiseaux. Ces caméras ont diverses fonctions, mais chacune permet aux personnes qui les regardent de se se rapprocher des espèces observées et d’en apprendre plus sur elles.

Avec leurs images souvent diffusées en continu, ces caméras permettent au public d’être aux premières loges pour observer ces espèces dans leur habitat naturel. Regardez-les en action, de la ponte à l’élevage de leurs petits, jusqu'au départ du nid.

Grâce à des caméras installées à travers le Canada, vous pouvez en apprendre plus sur les espèces d’oiseaux ci-dessous :

Grand héron

Le grand héron est le plus imposant des hérons trouvés au Canada.

Grand héron (Photo de Karol Dabbs)

Grand héron (Photo de Karol Dabbs)

Cet oiseau aquatique, qui niche en colonies, se distingue par son long cou, ses longues pattes, sa courte queue, et son plumage bleu-gris. Sa tête est dominée par une couronne noire et le bas de son corps possède également des plumes plus foncées.

Autrefois chassé pour ses plumes, ce qui a entraîné un grave déclin de sa population, le grand héron est aujourd’hui de retour dans l’essentiel de son aire de répartition historique.

En Ontario, les milieux humides de Minesing offrent au grand héron des aires de reproduction idéales. C’est d’ailleurs à cet endroit que l’on trouve l’une des plus anciennes et populeuses colonies de la province, avec plus de 200 nids occupés.

Vous pouvez observer des grands hérons en direct ici.

Faucon pèlerin

Lors d’une journée sans nuages, regardez vers le ciel et vous pourriez apercevoir la silhouette d’un rapace de la taille d’une corneille, perché sur un gratte-ciel ou une falaise. Il s’agit possiblement d’un faucon pèlerin. Celui-ci se distingue de ses congénères par son plumage dorsal gris-bleu, son dessous marqué de stries noirâtres et sa tête dotée d’un « casque » et de « favoris » noir ardoise.

Faucon pèlerin, Ont. (Photo de Brian Ratcliff)

Faucon pèlerin, Ont. (Photo de Brian Ratcliff)

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) désigne la sous-espèce du faucon pèlerin qui vit sur la côte Pacifique comme préoccupante, et a récemment évalué les autres populations comme non en péril. Les populations de faucons pèlerins connaissent actuellement un essor au Canada et l’on estime qu’elles comptent aujourd’hui plus de 5 000 individus. Les menaces qui pèsent sur l'espèce incluent la dégradation et la fragmentation des habitats, les pesticides et le braconnage.

Conservation de la nature du Canada (CNC) œuvre à la protection des habitats essentiels aux faucons pèlerins, comme les escarpements de la réserve naturelle Alfred-Kelly, au Québec, afin d’assurer que ces oiseaux ne soient pas perturbés par la présence de nombreux randonneurs.

Vous pouvez observer des faucons pèlerins en direct ici.

Effraie des clochers

Le disque facial blanc en forme de cœur, caractéristique de l’effraie des clochers, permet de la différencier aisément de ses congénères strigidés (hiboux et chouettes).

 Effraie des clochers (Photo de Dr. Thomas G. Barnes/University of Kentucky)

Effraie des clochers (Photo de Dr. Thomas G. Barnes/University of Kentucky)

L’effraie des clochers est présente sur tous les continents, sauf en Antarctique. En dépit de cette vaste aire de répartition, l’effraie des clochers est considérée comme une espèce en danger de disparition au Canada. Cette situation est en partie liée au fait que cette population, résidente tout au long de l’année, se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition, dans la partie sud de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Dans ces régions, les hivers rigoureux et la neige peuvent réduire la disponibilité des proies. Le manque de milieux naturels propices est un autre facteur limitatif de la répartition de l’effraie des clochers au Canada.

La protection de l’habitat est également importante pour l’effraie des clochers, présente dans des milieux diversifiés, allant des marais aux déserts, en passant par les prairies et les terres agricoles. CNC travaille à la protection de milieux naturels qui abritent cette espèce à travers le Canada.

Vous pouvez observer des effraies des clochers en direct ici.

Balbuzard pêcheur

Cette espèce a le plumage brun foncé sur le dessus du corps; sa tête est ornée d’une couronne blanche et le dessous de son corps (poitrail, ventre et sous les ailes) est blanc. Les adultes de l’espèce ont les yeux d’un jaune distinctif et la pupille foncée.

Balbuzard pêcheur (Photo de Lorne)

Balbuzard pêcheur (Photo de Lorne)

Pendant les mois d’été, le Canada abrite près du tiers de la population mondiale de ce majestueux oiseau de proie. L’espèce se reproduit à travers le Canada, à l’exception du Grand Nord et de certaines régions des Prairies, et ses sites d’hivernage vont du sud des États-Unis jusqu’en Amérique du sud.

Comme son nom le laisse présager, le balbuzard pêcheur se nourrit presque exclusivement de poisson. Il construit son nid volumineux sur des arbres, des falaises et sur des plateformes artificielles.Comme de nombreux autres rapaces, le balbuzard pêcheur a vu sa reproduction affectée par l’utilisation de pesticides, dont le DDT, au cours des années 1950 et 1960. Les populations de l’espèce au Canada se sont toutefois rétablies et sont demeurées stables depuis que le DDT n’est plus utilisé.

CNC œuvre à la protection d’habitats du balbuzard pêcheur sur des propriétés à travers le Canada, dont la réserve naturelle Torbay Bully, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Vous pouvez observer des balbuzards pêcheurs en direct ici.

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