Une Bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ontario (photo de CNC)

Une Bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ontario (photo de CNC)

Notre travail dans les aires naturelles

Annette Maher, biologiste de conservation adjointe, sud-ouest de l'Ontario, propriété Lathrop, Ontario (photo de CNC)

Annette Maher, biologiste de conservation adjointe, sud-ouest de l'Ontario, propriété Lathrop, Ontario (photo de CNC)

Les écorégions — de vastes zones couvrant des milliers de kilomètres carrés — sont constituées de plusieurs aires naturelles individuelles partageant des caractéristiques communes.

Grâce à son processus de planification écorégionale, Conservation de la nature Canada (CNC) a répertorié près de 100 aires naturelles d’une importance cruciale pour la protection des habitats et des espèces du Canada. Son objectif est de faire avancer la conservation dans ces zones prioritaires.

Pour en savoir plus sur notre travail de conservation dans les aires naturelles

À l’échelle des aires naturelles, nous utilisons notre méthode de conservation pour développer une meilleure compréhension des espèces et des habitats de la région. Nous déterminons également les stratégies de conservation nécessaires pour maintenir ou améliorer leur état de santé.

Nous utilisons des plans de conservation des aires naturelles (nos « plans d’affaires » appliqués à la biodiversité) pour guider nos travaux de conservation dans ces zones.

Notre travail dans les aires naturelles n’est pas une entreprise solitaire. Grâce à la collaboration de partenaires, nous profitons des meilleures connaissances scientifiques disponibles pour orienter nos efforts le plus efficacement possible.

Définition des priorités

Pluvier siffleur (Photo de Gordon Prince)

Pluvier siffleur (Photo de Gordon Prince)

Notre travail dans les aires naturelles commence par le recensement des espèces et des habitats dont nous devons assurer la conservation ou la restauration. Il peut s’agir d’animaux en voie de disparition au pays, tel que le pluvier siffleur, ou encore d’habitats rares et fortement menacés, comme les alvars.

Nous examinons soigneusement chaque espèce et chaque habitat afin de déterminer son état de santé. Par exemple, dans le cas du pluvier siffleur, espèce en voie de disparition, nous cherchons à déterminer :

  • le nombre d’individus présents dans les aires naturelles abritant cette espèce;
  • la viabilité de la population en fonction du nombre d’individus;
  • le degré de fragmentation et de perturbation de l’habitat de l’espèce;
  • les autres menaces ayant des conséquences sur la santé de l’espèce.

Comme les données recueillies par un médecin lors d’un bilan de santé, ces renseignements nous permettent de savoir si l’état de santé de cete aire naturelle est satisfaisant ou s’il exige une certaine forme d’intervention de notre part.

Élaboration des stratégies

Lorsque nous avons identifié et évalué les espèces et les habitats que nous souhaitons protéger, nous établissons des stratégies précises pour maintenir ou rétablir leur état de santé au cours d’une période de cinq ans.

Estuaire de la rivière Campbell, C.-B. (Photo de Tim Ennis/CNC)

Estuaire de la rivière Campbell, C.-B. (Photo de Tim Ennis/CNC)

La conservation de l’habitat peut faire appel aux stratégies suivantes :

  • servitudes de conservation;
  • dons de terres;
  • achats.

Nous utilisons également d’autres stratégies pour réduire l’impact des menaces sur un habitat ou une espèce et améliorer son état de santé, notamment :

  • la restauration des habitats dégradés;
  • la restauration des corridors fauniques;
  • l’élimination des plantes nuisibles envahissantes;
  • le soutien aux efforts de conservation d’autres propriétaires et organismes.

Nous essayons de trouver les stratégies les plus efficaces en tenant compte des ressources disponibles. Lors du choix d’une stratégie, nous établissons également des objectifs pour l'aire naturelle et des indicateurs de réussite de notre démarche afin de savoir si nos efforts de conservation ont produit les résultats escomptés ou s’il faut adapter notre stratégie.

Actions

Barbon de Gérard, prairie à herbes hautes, Man. (photo de CNC)

Barbon de Gérard, prairie à herbes hautes, Man. (photo de CNC)

Nous ne laissons pas nos documents de planification accumuler la poussière sur une étagère. Lorsque la planification est complétée, nous retroussons nos manches et nous mettons en œuvre nos stratégies de conservation, puis nous en contrôlons les effets.

Mesures de succès

À la dernière étape de notre méthode de conservation, nous évaluons le succès de notre démarche.

Chaque année, nous documentons nos progrès, nous évaluons notre impact sur l’état de santé de l'aire naturelle et nous adaptons nos stratégies et nos priorités en conséquence.

Lorsque les cinq années de mise en œuvre et de contrôle du plan sont écoulées, la démarche de conservation recommence et on élabore un nouveau plan de conservation pour l'aire naturelle.

En mesurant le succès de notre démarche, nous nous assurons que les investissements effectués dans l'aire naturelle se traduisent par des gains réels en matière de conservation, et que les leçons apprises sur le terrain contribuent à l’élaboration de notre prochain plan de conservation.

Pour en savoir plus sur notre travail à l’échelle des propriétés et des projets >

Pleins feux sur nos sympathisants

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