Rhodora (photo de Jean Isaacs)

Rhodora (photo de Jean Isaacs)

Jardinage de plantes indigènes 101

Rosier des prairies (Photo de Karol Dabbs)

Rosier des prairies (Photo de Karol Dabbs)

Protégez la biodiversité indigène en cultivant votre jardin

En introduisant des plantes indigènes dans votre jardin et en utilisant certains aménagements stratégiques, vous pouvez offrir à plusieurs espèces des parcelles d’habitat naturel. Une cour bien aménagée peut offrir aux oiseaux et aux insectes pollinisateurs, comme les papillons, plus d’espace vital et des sources d’alimentation, ainsi que des abris contre leurs prédateurs.

En améliorant et en restaurant les éléments naturels dans votre jardin, vous rendrez le paysage humanisé plus accueillant pour les espèces sauvages.

Dryoptère et dicentre nain (photo de CNC)

Dryoptère et dicentre nain (photo de CNC)

Par où commencer?

Avant de commencer, cherchez à découvrir quels étaient les types de sol et les communautés de plantes indigènes de votre région. Vous aurez ainsi une meilleure idée des groupements de plantes indigènes qui devraient bien pousser dans votre jardin. Il existe quelques excellents sites Web qui vous aideront à découvrir quelles sont les plantes indigènes de votre région.

Vous devez également réfléchir à l’aspect que vous souhaitez donner à votre cour à long terme. Préférez-vous les espaces ensoleillés et ouverts, que vous pouvez aménager en jardins de type prairie ou pré (que vous pouvez aménager en jardins de type prairie ou pré), ou les jardins ombragés et boisés?

Si vous plantez un arbre, tenez compte de sa taille adulte pour déterminer s’il conviendra toujours, dans 20, 40 ou même 60 ans, à l’espace que vous lui destinez. Vous devez surtout tenir compte de sa position par rapport aux fils électriques aériens et aux immeubles avoisinants. Outre l’ajout de plantes indigènes, vous pouvez également prévoir d’autres aménagements, comme un petit étang avec de l’eau qui ruisselle pour attirer les oiseaux et peut-être même quelques grenouilles, ou encore un petit amas de broussailles pour offrir un abri aux petits oiseaux, comme le troglodyte des forêts, lors de leur passage dans le voisinage, au printemps et à l’automne.

Tenez compte de la saison où vous passez le plus de temps dans votre jardin. Par exemple, si vous êtes à votre chalet d’été en juillet et en août, il serait peut-être préférable d’éviter de planter des espèces qui fleurissent durant cette période, car vous ne profiterez pas de leurs couleurs à votre retour. Par contre, si vous profitez de votre cour tout l’été, l’ensemencement de plantes à floraison estivale s’avérerait un choix judicieux. Même si un jardin de plantes indigènes nécessite généralement moins d’entretien qu’un jardin plus classique, vous devrez lui accorder des soins avant qu’il ne soit bien établi, notamment en l’arrosant soigneusement durant les périodes de sécheresse.

Lorsque vous aurez étudié toutes ces questions, vous serez prêts à rechercher les semences de vos plantes.

Version blanche de la trille rouge (photo de CNC)

Version blanche de la trille rouge (photo de CNC)

Recherche de semences de plantes indigènes

Demandez aux employés de votre centre de jardinage à quel endroit leurs plants ont été cultivés. De nombreuses pépinières importent des plants provenant de sites situés à des centaines, voire à des milliers de kilomètres de votre région. Même si ces pépinières offrent les espèces que vous recherchez, il se pourrait que celles-ci (si elles ont été importées) ne soient pas assez rustiques pour les conditions qui prévalent dans votre jardin. Il est préférable de trouver une pépinière où l’on peut vous garantir que les plants ont été cultivés localement, car ils seront plus susceptibles de bien s’adapter aux conditions de votre cour.

Une fois que vous aurez trouvé un centre de jardinage où l’on vend des plantes indigènes, vous devrez également demander aux employés si les plants que vous avez choisis ont été cultivés, pour vous assurer qu’ils n’ont pas été prélevés dans la nature.

Entretien de votre jardin

Même si les jardins de plantes indigènes exigent moins de soins que les jardins très soignés, ils ne sont pas nécessairement sans entretien. S’il est bien aménagé, un jardin de plantes indigènes peut exiger moins d’arrosage et survivre plus facilement aux périodes de sécheresse. En outre, les plantes indigènes sont souvent mieux adaptées au climat local et résistent mieux aux parasites que bon nombre de plantes ornementales. Par conséquent, les jardins de plantes indigènes peuvent souvent prospérer sans nécessiter de pesticides. En fait, un jardin de plantes indigènes peut même attirer des insectes « bénéfiques » qui sont les prédateurs d’autres espèces nuisibles.

Par contre, si vous n’arrachez pas régulièrement les herbes envahissantes, elles feront concurrence aux plantes indigènes de votre jardin et pourraient se propager aux milieux naturels environnants. Il se peut même que vous deviez contrôler certaines des espèces indigènes les plus agressives, sinon elles occuperont toute la surface du jardin. Même si la nature peut prospérer sans intervention humaine, votre cour n’en est qu’une réplique à petite échelle et il pourrait être plus difficile d’y assurer le même équilibre entre espèces que dans la nature. Un peu comme ce que font les employés d’intendance de CNC sur ses propriétés du Canada, vous devrez peut-être entretenir soigneusement votre jardin afin d’assurer la restauration et la conservation de sa diversité au fil du temps.

Vous devrez par conséquent assurer certaines des conditions nécessaires à l’épanouissement des plantes indigènes, particulièrement au moyen du désherbage et de l’arrosage. Souvent, les nappes phréatiques des milieux urbains sont plus profondes que celles des milieux naturels, c’est pourquoi il est important d’arroser les plantes durant les longues périodes de sécheresse.

Violettes bleues (photo de CNC)

Violettes bleues (photo de CNC)

Récolte des fruits

Un jardin de plantes indigènes vous donnera probablement l’occasion d’observer la faune plus souvent dans votre cour. Les plantes produisant une grande quantité de nectar attirent les papillons et les colibris, et certaines plantes indigènes qui produisent des baies à la fin de l’été attirent les oiseaux chanteurs des forêts lors de leur migration vers le sud. L’ajout d’un petit étang bien situé avec de l’eau qui ruisselle pourrait attirer à la fois des oiseaux (qui vont y reconnaître le son des ruisseaux des boisés) ainsi que des amphibiens, comme les grenouilles vertes (qui se dispersent dans le paysage durant l’été).

Une arrière-cour aménagée de façon naturelle peut également être amusante pour les enfants, naturellement enclins à explorer les milieux humides et les ruisseaux, à jouer dans la boue, à se salir et à découvrir de nouveaux insectes et de nouvelles plantes dans leur propre cour.

Ces jardins et les espèces sauvages qui les fréquentent peuvent stimuler l’intérêt des enfants pour la nature.

Créez un parterre plutôt qu’une pelouse

Nous vous invitons à visionner cette vidéo en anglais intitulée « Get Your Lawn off Grass ». Bill Freedman, membre du conseil d’administration national de CNC, y décrit comment il a aménagé, de façon naturelle, son jardin urbain.

 

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