Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Antilocapre, Alberta (Photo reproduite avec l'autorisation de l'université de Calgary)

Antilocapre, Alberta (Photo reproduite avec l'autorisation de l'université de Calgary)

Antilocapre

Au coeur des plaines de la prairie Old Man on His Back et de l’aire de conservation du patrimoine du même nom, en Saskatchewan, balayées par de riches lueurs cuivrées, dorées et safranées, un éclat de lumière attire soudain le regard vers l’horizon. Une bande d’antilocapres vient d’être apeurée par quelque chose : l’éclat blanc créé par le hérissement des poils de leur croupe est un signe caractéristique qui leur permet d’alerter leurs congénères.

Où vit cette espèce?

L’antilocapre, dernier mammifère indigène à habitat étendu des prairies nord-américaines, n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Elle n’a ni parent proche ni lien de parenté avec l’antilope africaine. Seule représentante vivante de la famille des antilocapridés, Antilocapra Americana est un habitant vraiment unique des prairies, des steppes, des contreforts et des déserts d’Amérique du Nord, et ce, du sud de la Saskatchewan et de l’Alberta jusqu’aux États mexicains de Sonora et de Basse-Californie.

Au Canada, l’antilocapre habite les prairies d’herbe mixte et courte de l’Ouest, même si elle a déjà vécu aussi loin vers l’Est qu’aux abords de la haute prairie.

De quoi s’alimente cette espèce?

L’antilocapre se nourrit principalement de graminées et de cactus.

Comment reconnaître cette espèce?

Mesurant presque 1 mètre au garrot, ce petit ongulé agile est le mammifère le plus rapide d’Amérique du Nord, pouvant atteindre des pointes de 100 kilomètres/heure. En fait, l’antilocapre est le deuxième animal le plus rapide au monde, après le guépard. Elle possède des cornes à centre osseux recouvertes d’un étui formé de kératine qui tombe annuellement.

Chez le mâle, les cornes sont fourchues et peuvent atteindre 30 centimètres, tandis que chez la femelle, elles sont rarement fourchues et sont souvent de la même longueur que les oreilles.

Si le mâle et la femelle présentent tous deux une robe caractéristique, de couleur brun-roux ou beige, avec du blanc sur le ventre et le poitrail, le mâle se distingue par des taches noires sur la mâchoire inférieure, sous les yeux, et la couleur noire de son museau.

Menaces

L’aire de distribution géographique de l’antilocapre est souvent affectée par la présence de clôtures. Piètre sauteuse, il lui arrive de tenter de se glisser sous les clôtures, et des bandes entières d’antilocapres en migration restent parfois bloquées par ces grillages.

Que fait CNC pour aider à protéger cette espèce?

En protégeant de vastes étendues de prairies comme l'aire de conservation des prairies patrimoniales de Old Man on His Back, CNC s'assure que les troupeaux d'antilocapres peuvent continuer de courir librement à travers la Prairie.

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