Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Grive de Bicknell (photo de Serge Beaudet)

Grive de Bicknell (photo de Serge Beaudet)

Grive de Bicknell

La grive de Bicknell est le seul oiseau qui niche exclusivement dans le nord-est de l’Amérique du Nord (est du Québec, Maritimes et Nouvelle-Angleterre). Jusqu’à quatre mâles effectuent les tâches rattachées à un même nid. Cet oiseau préfère les forêts fraîches, humides et exposées au vent. Ses grands yeux ont évolué de façon à lui permettre de voir dans l’obscurité de son habitat dense.

Description

Le bec inférieur de cet oiseau de la taille d’un moineau est jaune, et de petites taches sombres décorent sa gorge, son poitrail et ses flancs. Lorsqu’on l’observe d’une certaine distance, l’oiseau semble brun olive, mais de plus près, le plumage de son dos est d’un brun plus chaud et les plumes supérieures de sa queue sont marron.

Habitat

Exception faite de quelques îles au large des côtes et de sites côtiers, la grive de Bicknell occupe les sommets de la chaîne des Appalaches. Au Canada, elle niche principalement au Québec, dans les peuplements denses de conifères, des monts Sutton jusqu’à la péninsule gaspésienne, ainsi que sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent et aux les îles de la Madeleine. Dans la région de l’Atlantique, on l’observe dans les hautes terres intérieures du Nouveau-Brunswick et dans l’île du Cap-Breton.

Alimentation

La grive de Bicknell aime particulièrement les coléoptères, les fourmis, les chenilles et les araignées, mais elle ne dédaigne pas se nourrir aussi de mouches et d’insectes trouvés dans le feuillage des arbres. À la fin de l’été, durant sa migration et dans ses aires d’hivernage, elle ajoute des fruits sauvages à son menu.

Quelles sont les mesures prises par CNC pour protéger cette espèce?

Au Québec, CNC a protégé une partie des sites de nidification de cette espèce en péril sur les sommets des monts Sutton, qui font partie de la Réserve naturelle des Montagnes-Vertes. Cette espèce fait également l’objet d’activités de conservation dans d’autres parties des Appalaches où œuvre CNC, notamment dans les réserves naturelles des montagnes Blanches et celles des habitats côtiers de la Gaspésie.

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