Benoîte de l'Est (Photo de June Swift)

Benoîte de l'Est (Photo de June Swift)

Benoîte de l'Est (Photo de June Swift)

Benoîte de l'Est (Photo de June Swift)

Benoîte de l'Est

Si vous visitez l’île Brier, en Nouvelle-Écosse, vous pourriez apercevoir une délicate plante qui pousse en bordure des tourbières. Minuscule et fragile, la benoî te de l’Est (BDE) est peu connue, mais figure parmi les plantes les plus menacées au pays. Et maintenant, Conservation de la nature Canada (CNC) s’emploie à la protèger.
Membre de la famille des roses, cette fleur jaune ne se décline qu’en deux populations isolées, l’une se trouvant le long des ruisseaux dans les prairies alpines des montagnes Blanches, au New Hampshire, et l’autre dans les tourbières côtières de l’île Brier et de l’isthme de Digby, en Nouvelle-Écosse. La population canadienne de BDE représente entre un quart et un tiers de la population totale de l’espèce. Environ un tiers de la population canadienne se trouve sur la propriété acquise par CNC sur l’île Brier, située dans la partie sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Au cours des 20 dernières années, la population de BDE a connu un déclin de près de 50 % en raison de modifications apportées à son habitat. Au Canada, elle est désignée comme une espèce en voie de disparition, tant à l’échelle fédérale que provinciale.

Il n’est donc pas étonnant que le sort de cette plante préoccupe CNC. Laurel Bernard, directrice de l’intendance dans la région du Canada atlantique, a pris part à l’élaboration du plan fédéral de rétablissement de la BDE. « Le plan de rétablissement contribuera à soutenir les futures recherches réalisées par CNC sur la BDE », affirme Laurel. Le plan prévoit notamment une amélioration du processus d’inventaire des populations, la cartographie de ces habitats essentiels et la surveillance des facteurs constituant une menace pour l’espèce.

Jusqu’à présent, CNC s’est concentrée sur la sensibilisation à propos de l’espèce et l’établissement de liens avec la communauté locale. CNC informe la population de la présence de l’espèce sur l’île Brier et distribue du matériel d’interprétation. Des sentiers ont également été aménagés sur la propriété afin que les visiteurs ne s’aventurent dans l’habitat de la BDE.

Craig Smith, gestionnaire de programme pour CNC en Nouvelle-Écosse et membre de l’équipe de rétablissement de la benoîte de l’Est, croit que CNC est actuellement sur le point de jouer un rôle plus actif et plus stratégique dans la protection de cette plante en voie de disparition. CNC a fait équipe avec l’Institut de recherche Mersey Tobeatic dans le cadre d’un partenariat qui, espère Craig, permettra d’étudier la totalité de la population canadienne de BDE. Si le financement est approuvé (en provenance du Programme d’intendance de l’habitat du gouvernement fédéral), le projet permettra à Craig et à son équipe de rassembler de l’information qui aidera à établir un plan pour mieux protéger la BDE des menaces qui pèsent sur son habitat.

À l’aube du printemps, au moment où les premières fleurs de la benoîte de l’Est s’épanouissent sur l’île Brier, l’éclat jaune de ses pétales donne envie de croire que cette petite plante arrivera à survivre et prospérer grâce aux efforts de CNC et de son dévoué personnel responsable de la conservation.

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