Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Bisons des prairies (Photo de Steve Zack)

Bisons des prairies (Photo de Steve Zack)

Bison des prairies

Symbole de détermination et d’esprit indomptable, le bison se distingue des autres ongulés ruminants par sa grosse tête laineuse, ses cornes recourbées et ses pattes avant noires. D’un point de vue historique, la distribution de cet herbivore au Canada s’étendait à tout le territoire des prairies. Cette espèce préfère les milieux ouverts et choisit son habitat selon ses besoins alimentaires ainsi que pour éviter les prédateurs.

Identification et cycle de vie

Plus gros mammifère terrestre d’Amérique du Nord, le bison peut atteindre jusqu’à 2 m de haut et peser plus de 900 kg. En dépit de sa taille, il est étonnamment agile puisqu'il peut courir à une vitesse atteignant 60 km à l’heure, virer plus rapidement qu’un cheval et faire un bond de 1,80 m sur un départ arrêté. Très protecteurs les uns envers les autres, les bisons réagissent en groupe à une menace, s’appelant par une série de grognements et de reniflements. Ils sont reconnus pour protéger férocement leurs petits.

Le bison a évolué de façon à ce que la naissance des veaux coïncide avec le printemps. Le veau a ainsi le temps de prendre des forces avant l’arrivée de l’hiver, ce qui complique la tâche des prédateurs qui seraient tentés de l'attraper. À la naissance, le veau a un pelage roux orangé, ce qui lui permet de se fondre dans les herbes hautes, au début du printemps. À 10 semaines, son pelage commence à virer au brun, soit la couleur du bison adulte. Il demeure près de sa mère durant le premier mois, avant d’oser s’éloigner pour jouer avec les autres veaux. Sevré à l'âge de 1 an, il atteint la maturité sexuelle entre 2 et 3 ans.

Une réintroduction historique

En décembre 2003, 50 bisons des praries ont été transportés jusqu’à l'aire de conservation des prairies patrimoniales de Old Man on His Back (Saskatchewan), une propriété de 5 200 hectares (13 000 acres) que Conservation de la nature Canada (CNC) gère actuellement comme un ranch fonctionnel.  

L’introduction du bison des prairies dans la région aide également CNC à y maintenir l’intégrité de l’écosystème, puisque l'espèce a évolué dans ces prairies en plus d'y avoir eu une influence considérable d'un point de vue historique. 

Statut de conservation

Au début des années 1800, on estime qu’environ 60 millions de bisons des prairies parcouraient le continent. Au tournant du 19e siècle, la chasse excessive a toutefois réduit leur nombre à seulement 300. La perte de son milieu a également contribué à son déclin. Au Canada, au fur et à mesure de l’avancée des colons vers l’ouest, près de 90 % des prairies d’origine ont été converties à un usage agricole ou pour l’élevage.

Mesures prises par CNC pour protéger cette espèce

Depuis la réintroduction en 2003 de l’espèce dans son habitat originel, CNC a continué de suivre et de gérer le troupeau de bisons du ranch Old Man on His Back, afin de s’assurer que le potentiel écologique des prairies (le nombre d’individus optimal par acre de terre) soit maintenu. Ainsi, CNC évalue également le rôle que joue le bison des plaines dans le maintien de cet écosystème. 

Soulignons qu’en 2007, CNC a participé à une étude en collaboration avec la Texas A&M University, afin d’évaluer la constitution génétique de ce troupeau. 

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