Oreillard de Townsend (Photo de Brock Fenton)

Oreillard de Townsend (Photo de Brock Fenton)

Oreillard de Townsend

L'oreillard de Townsend est une chauve-souris vespérale (evening bat) qui consomme des quantités considérables de moustiques et autres insectes volants lors de ses sorties nocturnes.

Pratiques, ces oreilles

Nommée d’après le naturaliste américain John Kirk Townsend, cette chauve-souris habite les cavernes et les forêts de l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, on la retrouve dans le sud de la Colombie-Britannique. Son système de localisation acoustique (écholocalisation) lui permet de trouver sa nourriture ainsi que des lieux pour se reposer. Grâce à ses grandes oreilles (38 mm en moyenne!), l’oreillard de Townsend capte des ondes à plus basse fréquence que les chauves-souris à petites oreilles, ce qui l’avantage.

Une reproduction plutôt particulière

Oreillard de Townsend (Photo de Cori Lausen)

Oreillard de Townsend (Photo de Cori Lausen)

Le cycle de reproduction de l’oreillard de Townsend s’étale sur une année, débutant et se terminant à l’été. Bien que la période d’accouplement soit de novembre à février, la femelle ne conçoit qu’au printemps. Cette fécondation, dite différée, permet l’accouplement au moment où l’adulte est au sommet de sa forme et retarde la mise bas jusqu’au début de l’été, lorsque les conditions de survie et les sources de nourritures sont optimales.

Les femelles forment des colonies de maternité dans les cavernes, les mines et les édifices abandonnés. Elles y vivent du début du printemps jusqu’à l’été, et chacune d’elles met au monde un seul bébé. Pendant cette période, les mâles vivent en solitaire ou en petits groupes.

Ce faible taux de naissance, en plus d’autres facteurs comme la faible population de l’espèce et sa vulnérabilité en période de repos, met l’oreillard de Townsend en péril.

Bien au chaud dans la caverne

Sur l’île de Vancouver, les cavernes de la réserve naturelle de Chase Woods abritent plusieurs espèces de chauves-souris, dont l’oreillard de Townsend. En conservant ces terres, CNC aide à assurer aux chauves-souris un lieu sécuritaire pour le repos, l’hibernation et la mise bas.

En 2010, près de Nelson (C.-B.), CNC a aidé à bloquer l’accès à la mine Queen Victoria, afin de protéger les chauves-souris hibernantes des intrus. La protection de leurs lieux de repos contribue à contrer la propagation du syndrome du museau blanc, une infection fongique mortelle pour elles.

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