Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Pékan (Photo de CNC)

Pékan (Photo de CNC)

Pékan

Habitat

Canadian distribution of fisher (Map by NCC)

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Le pékan est un animal solitaire à grand domaine vital. Membre de la famille des mustélidés (au même titre que les belettes), il occupe les habitats de conifères de la plupart des régions du Canada et du nord des États-Unis.

Cette espèce privilégie les forêts matures où des plans d’eau sont accessibles, tout en évitant les espaces dégagés. Le pékan est essentiellement nocturne. Ses journées se passent à sommeiller dans un arbre creux ou dans la cavité d'un tronc; il lui arrive toutefois de s’aventurer hors de sa tanière en plein jour.

Caractéristiques physiques

Mammifère svelte à fourrure brune avec des bandes dorées ou argentées sur le dessus de la tête, le pékan adulte mesure de 80 à 112 centimètres de la tête à la queue et pèse entre 1,5 et 6 kilogrammes .

Alimentation

Le pékan se nourrit d’oiseaux et de petits mammifères, notamment de lapins, de lièvres, et de rongeurs comme l'écureuil et le porcs-épic. Cependant, il ne dédaigne pas les reptiles, la charogne et les fruits. Le pékan chasse toute l’année durant, et ce, même pendant les longs hivers canadiens.

Fait intéressant : chasseur émérite de porc-épic

Proie impopulaire auprès des carnivores, le porc-épic alimentera un pékan pendant deux jours. La stratégie du pékan consiste à suivre sa proie, puis à grimper dans le même arbre en se plaçant au-dessus de lui. Son aptitude à descendre de l’arbre tête première, en s’aidant de ses griffes rétractiles, lui permet d’approcher furtivement le porc-épic et de l’attaquer en mordant la seule partie de son corps non protégée et exempte de piquants : son visage.

Reproduction

Les pékans s’accouplent au printemps. La gestation dure 1 an, si l’on tient compte les 11 mois qui précèdent le développement des embryons. Les petits du pékan, en moyenne au nombre de 3, naissent en mars ou en avril. Ils sont sevrés après 4 mois, et les familles se séparent à l’automne.

Statut de conservation

L’aire de répartition historique du pékan a été considérablement réduite de la fin des années 1800 au début des années 1900, en raison d’un piégeage intensif, de l'exposition de l'espèce aux pesticides et de l'altération de son habitat (exploitation forestière, incendies et agriculture). L’organisme NatureServe évalue comme très alarmants la menace qui pèse sur les pékans et le caractère urgent de la situation.

La perte et la fragmentation de l'habitat du pékan peuvent pousser cette espèce à s’aventurer dans des zones urbaines à la recherche de nourriture. Il est possible de réduire les interactions négatives avec les pékans en restreignant l’accès aux ordures, aux aliments pour animaux domestiques, aux animaux et à la volaille domestiques (en particulier la nuit). Il est également judicieux de ne pas intervenir si l’on note la présence d’un pékan, car ces animaux peuvent réagir agressivement s’ils sont surpris. Les pékans constituent une part importante de notre faune indigène. La cohabitation des humains et des pékans est possible, à condition de respecter ces animaux et de prendre de simples précautions.

Mesures prises par CNC pour protéger cette espèce

Au Canada, le pékan n'est pas considéré comme étant en péril. On le trouve dans plusieurs des aires naturelles où travaille CNC, dont l'arche de Frontenac, le nord de la péninsule Bruce ainsi qu'au mont Riding où cet animal à vase domaine vital trouve l'espace nécessaire (corridor) pour se déplacer.

En maintenant ces habitats intacts, Conservation de la nature Canada (CNC) contribue à sauvegarder le pékan au Canada.

Faits intéressants sur le pékan

Contrairement à la croyance populaire, les pékans ne chassent ni ne mangent de poissons. On pense que le pékan (« fisher ») a été nommé ainsi par les premiers colons hollandais, et que ce grand mammifère de la famille des mustélidés doit son nom au putois (« fitch » ou « fitchet »).

Dans la neige profonde ou sur une mince croûte, les pieds plats du pékan assurent une distribution uniforme de son poids. Ses pattes arrière, d’une grande mobilité, peuvent effectuer une rotation de 180 degrés.

Même si l’implantation différée d’un embryon n’est pas un phénomène rarissime chez les mammifères, le pékan détient le record de la plus longue période pré-implantation.

Les pékans ont la réputation de pouvoir parcourir jusqu’à 160 kilomètres au cours d’un seul été, mais en temps normal, le domaine vital d’un mâle adulte est de 20 kilomètres carrés.

Liens d'intérêt (en anglais)

Animal Diversity Web

BorealForest.org

Environnement Yukon

NatureServe

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