Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Renard véloce (Photo de Karol Dabbs)

Renard véloce (Photo de Karol Dabbs)

Renard véloce

Filant à des vitesses pouvant atteindre les 60 km/heure, ce renard porte bien son nom.

Un rétablissement « haute vitesse »

Le retour du renard véloce est l’une des plus belles histoires de réintroduction d’une espèce au pays. Autrefois abondant dans les prairies à herbes courtes et à herbes mixtes de l’Alberta, de la Saskatchewan et du sud-ouest du Manitoba, l’espèce a été déclarée disparue du pays en 1930.

Ce déclin résultait principalement de la disparition de son habitat.

En 1973, un programme privé de rétablissement a permis d’élever en captivité des renards véloces provenant des États-Unis, pour éventuellement les réintroduire dans la nature au Canada. Appuyé par des organismes fédéraux, des organismes sans but lucratif et des intervenants du milieu universitaire, dont le Cochrane Ecological Institute et le Conservation Research Centre du Zoo de Calgary, ce programme a mené à l’une des réintroductions d’espèce les plus réussies au pays. Les premiers renards véloces élevés en captivité ont été relâchés en 1983 le long de la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan et dans la région de la crête de la rivière Milk. Ces renards ont survécu et, au fil des ans, ont été rejoints par d’autres congénères élevés en captivité. De 1983 à 1997, plus de 900 individus ont été relâchés en Alberta et en Saskatchewan.

Environ 650 renards véloces vivent aujourd’hui au Canada. Cette population semble stable et est maintenant connectée à celles du Montana.

L’espèce est désignée menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada et sa situation demeure précaire en raison de la fragmentation et de la disparition de son habitat.

Protéger les prairies

Le travail à l’échelle du paysage de Conservation de la nature Canada (CNC) dans des régions de prairies comme celle du sud-est de l’Alberta, contribue à protéger l’habitat du renard véloce.

En juillet 2018, un terrier de renards véloces a été découvert sur une propriété de CNC dans cette région. Voilà qui démontre que le travail de conservation et de gestion de terres privées d’organisations comme CNC vient en aide à des espèces en péril, dans ce cas-ci en fournissant à une espèce menacée un milieu naturel contribuant à son rétablissement.

En travaillant avec les collectivités, d’autres organismes de conservation et les propriétaires fonciers, CNC continuera de protéger et de gérer ces milieux naturels pour faire en sorte que des espèces comme le renard véloce trouvent des milieux sauvages où ils pourront vivre.

Taille et apparence

Le renard véloce, le plus petit canidé d’Amérique du Nord, est à peu près de la taille d’un chat domestique et peut peser jusqu’à 3 kg. Son pelage est roux-jaunâtre avec une large bande grise couvrant son dos et sa queue dont l’extrémité est noire. Son ventre est plus clair et les côtés de son museau sont noirs.

Aire de distribution

Canadian distribution of swift fox (Map by NCC)

(Cliquez pour agrandir)

La population de renards véloces s’étend du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’au Texas et au Nouveau-Mexique.

Aujourd’hui, l’espèce n’est présente que sur 40 % de son aire de répartition historique et de nombreuses populations sont isolées.

Terrier

Le renard véloce est le canidé qui passe le plus de temps sous terre ; son terrier est donc très important pour sa survie. Il l’utilise tout au long de l’année pour se mettre à l’abri de ses prédateurs et y élever ses petits.

Chasse nocturne

Le renard véloce chasse surtout la nuit. On peut toutefois l’apercevoir prenant un bain de soleil aux abords de son terrier pendant la journée. Sa diète consiste principalement de rongeurs, mais il lui arrive aussi de se nourrir d’oiseaux et de leurs œufs, d’insectes, de plantes et de charognes.

Prairies

Au Canada, le renard véloce ne vit plus que dans une petite région des prairies du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan. Plus de 70 % de la superficie des prairies indigènes au Canada a aujourd’hui disparu et la destruction se poursuit. La protection de ces prairies est essentielle à la survie du renard véloce et d’autres espèces qui dépendent de cet écosystème.

Pleins feux sur nos sympathisants

fre-2015-ad-417x197