Orignal (Photo de Mike Dembeck)

Orignal (Photo de Mike Dembeck)

Orignal

L’orignal, qui est le plus grand des cervidés, mesure entre 1,5 et 2 mètres de hauteur. Les mâles (aussi appelés bucks) sont facilement reconnaissables à leur emblématique panache, lequel peut atteindre près de 2 mètres d’envergure. À l’automne, les femelles brament bruyamment et attirent les mâles qui répondent par des mugissements. Un ou deux veaux, pesant près de 14 kilogrammes chacun, naîtront au printemps suivant.

Où vit cette espèce?

À l’échelle mondiale, on trouve des orignaux dans certaines régions du nord de l’Europe et de l’Asie ainsi qu’en Amérique du Nord. Au Canada, ces cervidés se trouvent dans pratiquement toutes les régions, exception faite de l’Arctique et de l’île de Vancouver. Ils sont particulièrement abondants à Terre-Neuve, où quelques couples avaient été introduits au début des années 1900. L’orignal vit principalement là où il y a de l’eau, comme près des lacs, des tourbières et des rivières de la forêt boréale. Durant l’hiver, il préfère les forêts dont le couvert de neige est moins abondant, car il y trouvent plus facilement de la nourriture.

De quoi s’alimente cette espèce?

Durant l’hiver, l’orignal se nourrit d’une variété de pommes de pin et d’arbustes. Il utilise souvent ses sabots pour gratter la neige qui recouvre la mousse et les lichens afin de satisfaire son appétit d’herbivore. En raison de sa taille, cet animal préfère parcourir les espaces d’herbes hautes et de grands arbustes, puisque de continuellement élever et abaisser la tête pour se nourrir peut lui devenir pénible. Pendant l’été, l’orignal se nourrit principalement de plantes aquatiques, tant celles qui flottent à la surface que celles qui poussent sous l’eau. Malgré son poids, l’orignal est un très bon nageur. Certains ont été observés nageant de manière ininterrompue sur une distance de plusieurs kilomètres. En plus de nager pour trouver sa nourriture, l’orignal se prélasse souvent dans l’eau pour combattre la chaleur en été.

Quel est le statut de conservation de l’espèce?

Bien que les orignaux comptent parmi les plus grands mammifères au Canada, leurs populations sont toujours menacées par la perte et la détérioration de leur habitat. Au fur et à mesure que l’aménagement et le développement des terres progressent vers l’intérieur des aires naturelles, des brèches se créent dans les grands territoires qu'ils fréquentent. Les populations d’orignaux sont toutefois abondantes dans certaines parties du pays, comme au Nouveau-Brunswick, mais l'espèce est par ailleurs en voie de disparition en Nouvelle-Écosse continentale.

Que fait CNC pour aider à protéger cette espèce?

Malgré une population saine de plus de 29 000 individus au Nouveau-Brunswick, l’orignal est considéré comme une espèce en voie de disparition dans la région voisine, soit la partie continentale de la Nouvelle-Écosse. Conservation de la nature Canada (CNC) s’est donc lancé dans un projet visant à aider les espèces à grand domaine vital, comme l’orignal, à se déplacer de façon sûre entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

L’isthme de Chignectou, une large bande de terre reliant la Nouvelle-Écosse au reste du continent, constitue la seule route de migration possible pouvant être empruntée par les espèces terrestres afin d’entrer ou sortir de la Nouvelle-Écosse. De ce fait, cette zone est devenue le pivot de la réhabilitation des espèces dans la région. En décembre 2015, près de 20 propriétés avaient déjà été protégées par CNC dans l’aire naturelle de l’isthme de Chignectou, afin permettre aux orignaux de traverser en toute sécurité d’une province à l’autre pour se reproduire.

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