Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Pékan (Photo de CNC)

Pékan (Photo de CNC)

Pékan

Habitat

Le pékan est un animal solitaire. Ce mammifère, indigène en Ontario, a une aire de répartition étendue. Membre de la famille des mustélidés (au même titre que les belettes), il occupe les habitats de conifères de la plupart des régions du Canada et du nord des États-Unis.

Il privilégie les forêts matures où des plans d’eau sont accessibles et évite les espaces ouverts. Animal essentiellement nocturne, le pékan passe habituellement ses journées à sommeiller à l’intérieur de troncs ou d’arbres creux, mais il lui arrive de s’aventurer hors de sa tanière en plein jour.

Caractéristiques physiques

Mammifère svelte à fourrure brune avec des bandes dorées ou argentées sur le dessus de la tête, le pékan adulte mesure 80 à 112 centimètres (32 à 43 pouces) de la tête à la queue et pèse entre 1,5 et 6 kilogrammes (3 à 13 livres).

Alimentation

Le pékan se nourrit d’oiseaux et de petits mammifères, notamment de lapins, de lièvres, de rongeurs, d’écureuils et de porcs-épics. Cependant, il ne dédaigne pas les reptiles, la charogne et les fruits. Le pékan chasse toute l’année et est actif durant l’hiver dans le Nord de l’Ontario.

Fait intéressant : chasseur émérite de porcs-épics

Même s’il n’est habituellement pas populaire auprès des carnivores, le porc-épic peut facilement nourrir un pékan pendant deux jours.

La stratégie du pékan consiste à suivre un porc-épic en se hissant dans le même arbre et à se placer au-dessus de lui. L’aptitude du pékan à descendre de l’arbre tête première, en s’aidant de ses griffes rétractiles, lui permet d’approcher furtivement le porc-épic et de l’attaquer en mordant la seule partie de son corps non protégée et exempte de piquants : son museau.

Reproduction

Les pékans s’accouplent au printemps. La gestation dure un an, si l’on tient compte d’un délai pré-implantation de 11 mois. Les petits du pékan, en moyenne au nombre de trois, naissent en mars ou en avril. Ils sont sevrés après quatre mois, et les familles se séparent à l’automne.

Statut de conservation

L’aire de répartition historique du pékan a été considérablement réduite à partir de la fin des années 1800 jusqu’au début des années 1900, en raison d’un piégeage intensif, de son exposition aux pesticides et de la modification de son habitat (exploitation forestière, incendies et agriculture). L’organisme NatureServe évalue comme très alarmants la menace qui pèse sur les pékans et le caractère urgent de la situation.

La perte et la fragmentation de leur habitat peuvent pousser les pékans à s’aventurer dans des zones urbaines, à la recherche de nourriture. Il est possible de réduire les interactions négatives avec les pékans en restreignant l’accès aux ordures, aux aliments pour animaux domestiques, aux animaux et à la volaille domestiques (en particulier la nuit). Il est également judicieux de ne pas intervenir si l’on note la présence d’un pékan, car ces animaux peuvent réagir agressivement s’ils sont surpris. Les pékans constituent une part importante de notre faune indigène. La cohabitation des humains et des pékans est possible, à condition de respecter ces animaux et de prendre de simples précautions.

Mesures prises par CNC pour protéger cette espèce

En Ontario, on estime que le pékan n’est pas en péril. Il est présent dans la région de l’arche de Frontenac et dans la partie nord de la péninsule Bruce, qui fournissent des couloirs de migration que peuvent emprunter ces mammifères dont l’aire de répartition est étendue.

En maintenant ces habitats, Conservation de la nature Canada (CNC) contribue à sauvegarder le  pékan en Ontario.

Pour découvrir de quelle façon vous pouvez contribuer à  la protection du pékan, communiquez avec CNC par téléphone, au numéro 1-800-465-0029, ou par courriel.

Faits intéressants sur le pékan (tirés d’Environnement Yukon)

Contrairement à la croyance populaire, les pékans ne chassent ni ne mangent de poissons. On pense que le pékan (« fisher ») a été nommé ainsi par les premiers colons hollandais, et que ce grand mammifère de la famille des mustélidés doit son nom au putois (« fitch » ou « fitchet »).

Dans la neige profonde ou sur une mince croûte, les pieds plats du pékan assurent une distribution uniforme de son poids sur la neige. Aussi, les pattes arrière du pékan, d’une grande mobilité, peuvent effectuer une rotation de 180 degrés.

Même si l’implantation différée d’un embryon n’est pas un phénomène rarissime chez les mammifères, le pékan détient le record de la plus longue période pré-implantation.

Les pékans ont la réputation de pouvoir parcourir jusqu’à 160 kilomètres au cours d’un seul été, mais en temps normal, le domaine vital d’un mâle adulte est de 20 kilomètres carrés.

Pour en connaître davantage, consultez les ressources en ligne suivantes (en anglais seulement):

Animal Diversity Web
Animal Planet
BorealForest.org
Environnement Yukon
Land Mammals of B.C.
NatureServe.org

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