Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Réserve de chênes Gary de Cowichan, Colombie-Britannique (photo de Tim Ennis/CNC)

Pygargue à tête blanche (Photo de Bill Hubick)

Pygargue à tête blanche (Photo de Bill Hubick)

Pygargue à tête blanche

Incarnant la force et le courage, le majestueux pygargue à tête blanche, parfois appelé aigle chauve, est l’un des symboles bien-aimés de la culture nord-américaine. Saviez-vous que si cet oiseau perd une plume sur une aile, il en perdra une sur l’autre, afin de conserver son équilibre?

À quoi ressemble cette espèce?

Cet oiseau splendide n’est pas à proprement parler chauve. Son nom anglais, bald eagle, provient de piebald (en anglais) ou pie (en français), qui décrit un plumage composé de blanc et d’une autre couleur. Les adultes ont des pattes et un bec d’un jaune éclatant.

Où vit cette espèce?

Le pygargue est réparti partout en Amérique du Nord, et ce, sur environ 2,5 millions de km2, principalement dans les zones boisées situées près de lacs, de rivières, de marais ou d’habitats côtiers. Au Canada, la plus grande partie de la population de pygargues vit sur les côtes de la Colombie- Britannique, le reste étant dispersé dans la forêt boréale ailleurs au pays. L’espèce recherche aussi les grands arbres pour y faire des nids. En hiver, on peut la retrouver dans le sud du Canada, près de cours d’eau qui ne gèlent pas.

Quel est le statut de conservation de l’espèce?

Bien que le pygargue présente aujourd’hui des populations en santé dans l’ensemble de son aire de répartition, cela n’a pas toujours été le cas. Par le passé, son déclin avait été provoqué par une perte de son habitat et par un empoisonnement non intentionnel au DDT d’un grand nombre d’individus. L’éducation publique, la conservation de son habitat et des règlements ont contribué au rétablissement des populations. Encore aujourd’hui,  des groupes de conservations et des programmes de science citoyenne continuent de suivre les progrès de ces oiseaux impressionnants. 

Que fait CNC pour aider à protéger cette espèce?

En assurant la conservation de certains habitats clés du pygargue, Conservation de la nature Canada (CNC) contribue à la protection globale de cette espèce.

Il y a 20 ans, CNC était à la tête des efforts déployés pour la conservation de sites d’hivernage essentiels à la plus grande concentration de pygargues à tête blanche jamais observée en Amérique du Nord. De novembre à mars, les rapaces se rassemblent par milliers dans la petite communauté de Brackendale, située au nord de Vancouver, en Colombie- Britannique, pour s’y régaler du saumon qui abonde dans les rivières Squamish et Cheakamus au moment de la fraie. En collaboration avec le Cheakamus Center, un centre éducatif axé sur la nature et l’environnement, CNC a mis en place un accord de conservation visant une portion de 420 acres (170 hectares) de terres appartenant au centre, le long de la rivière Cheakamus. Cela contribuera à assurer la protection à long terme de la superbe forêt ancienne qui s’y trouve, ainsi que des berges de cette rivière riche en saumons.  

CNC a également pris part à une campagne locale lancée dans le but d’éduquer le public sur l’importance de respecter les aigles de Brackendale lors de leur observation. Cette campagne incluait, entre autres, la construction d’un observatoire et la pose de panneaux d’interprétation. Une effervescence particulière se fait également sentir dans la communauté chaque année, en janvier, lors du décompte annuel des aigles, un évènement populaire ayant cours depuis le milieu des années 1980.

La protection d’habitats essentiels au pygargue à tête blanche, combinée à l’éducation du public, bénéficie non seulement à cette espèce emblématique, mais à plusieurs autres, en plus d’améliorer l’intégrité globale de l’écosystème.

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