Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Zostère marine, Port Joli, N.-É. (Photo de NCC)

Zostère marine, Port Joli, N.-É. (Photo de NCC)

Zostère marine

À quoi ressemble cette espèce?

La zostère est une graminée marine dont les longues feuilles semblables à des rubans peuvent atteindre jusqu’à 1 mètre.

Où vit cette espèce?

Cette plante est présente en Amérique du Nord, le long des côtes atlantique et pacifique et de la baie d’Hudson. Son système racinaire complexe l’ancre au fond de baies peu profondes, d’anses, de barachois (lagunes) et d’estuaires.

Quel est son rôle écologique?

La zostère aide à améliorer la qualité de l’eau, car elle filtre l'eau et retient les sédiments, les nutriments et les polluants. Les herbiers de zostères abritent de nombreux invertébrés marins et fournissent une aire de fraie et de croissance à de nombreuses espèces de poissons, ce qui en fait d’importantes aires d’alimentation pour les oiseaux aquatiques.

Quelles sont les menaces qui pèsent sur elle?

Même si elle n’est pas en voie de disparition, la zostère marine est fortement tributaire de l’activité humaine. L’ombre des quais, les billes de bois flottantes et les algues menacent cette espèce. Une maladie, appelée « wasting disease », causée par une moisissure visqueuse, affecte certaines populations de l’Atlantique. Une menace relativement récente pour la zostère est le crabe vert, une espèce envahissante qui coupe la zostère à sa base en fouillant dans les sédiments pour se nourrir.

Quel est son statut de conservation?

La zostère marine n’a reçu aucun statut officiel au canada. Cependant, l’organisme NatureServe la classe « en péril » en Ontario et au Manitoba et « vulnérable » au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Que fait CNC pour protéger cette espèce?

Conservation de la nature Canada (CNC) a mené à bien plusieurs projets pour conserver la zostère marine. En 2014, une équipe de la Nouvelle-Écosse, en partenariat avec le gouvernement provincial, a cartographié et surveillé les zosteraies de l’estuaire de la rivière Pugwash et du havre Musquodoboit à l’aide de photos satellites et aériennes. En 2015, CNC a capturé des crabes verts dans l’estuaire de la rivière Pugwash pour déterminer la taille de la population de cette espèce envahissante. De plus, l’organisme a acquis de précieuses terres dotées d’importantes zosteraies le long du détroit de Northumberland, en Nouvelle-Écosse.

CNC protège également des hautes terres situées autour d’estuaires au Nouveau-Brunswick, comme celui de Tabusintac.

En Colombie-Britannique, CNC a aidé à restaurer les populations de zostère marine dans l’estuaire de la rivière Campbell, en plantant de la végétation indigène dans les marais près des ruisseaux et rivières de l’île Baikie. Une équipe de CNC a identifié des zosteraies comme habitats prioritaires pour des projets de conservation côtière, par exemple à l’îlot Grace, l’île Clayoquot (ou Stubbs) et l’aire de conservation Gullchucks.

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