Conservation de la nature Canada protège des terres près d’Amherst pour la création d’un corridor faunique et la protection de l’orignal continental, en voie de disparition en Nouvelle-Écosse

02 mars 2017
Amherst, Nouvelle-Écosse

 

Présentée de manière humoristique, la campagne « Moose Sex Project » (Pour les amours des orignaux) de Conservation de la nature Canada (CNC) continue de gagner du terrain. En effet, trois nouvelles propriétés, d’une superficie totale de 95,5 hectares (236,5 acres) ont été conservées près d’Amherst, sur l’isthme de Chignectou, l’étroit pont terrestre qui relie la Nouvelle-Écosse au Nouveau-Brunswick.

CNC protège ces propriétés pour atteindre son objectif à long terme de constituer un corridor sauvage sur l’isthme de Chignectou au bénéfice de la faune, et en particulier de la population d’orignal continental de la Nouvelle-Écosse, une espèce désignée comme en voie de disparition dans la province en vertu de la Endangered Species Act (loi sur les espèces en voie de disparition) de la Nouvelle-Écosse.

La population d’orignal continental de Nouvelle-Écosse a décliné pour n’atteindre que de 500 à 1 000 individus, selon les estimations, et l’un des troupeaux les plus importants qui subsistent habite l’isthme de Chignectou.

L’isthme de Chignectou ne mesure que 24 km en son point le plus étroit. CNC le considère comme une aire prioritaire, car il représente le seul lien géographique et écologique entre la Nouvelle-Écosse et le reste de l’Amérique du Nord, un lien de plus en plus fragmenté par la construction de routes et l’exploitation des ressources.

En conservant les forêts et les milieux humides de l’isthme, CNC protège la connectivité des habitats des populations d’animaux sauvages de la Nouvelle-Écosse et celles, comptant plus d’individus, de l’Est du Canada et du Nord-Est des États-Unis.

Les nouvelles propriétés de CNC se trouvent en bordure de la Chignecto Isthmus Wilderness Area, une aire sauvage de désignation provinciale, et au centre de ce qui pourrait devenir une aire protégée plus vaste, proposée par le Gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Elles comptent environ 75 hectares (185 acres) de forêts mixtes en régénération ou d’âge moyen, ainsi que 11 hectares (28 acres) de milieux humides.

Ces nouvelles propriétés, ainsi que les terres avoisinantes, constituent un habitat pour de nombreuses espèces d’oiseaux chanteurs, de sauvagine et d’oiseaux migrateurs, ainsi que pour de grands mammifères tels que le lynx, le lynx roux et l’orignal.

Conserver des terres sauvages intactes sur l’isthme de Chignectou et permettre ainsi à la faune de migrer du Nouveau-Brunswick à la Nouvelle-Écosse pour se reproduire est essentiel pour assurer la santé et le renouvellement des populations de nombreuses espèces, et en particulier pour l’orignal continental, en voie de disparition en Nouvelle-Écosse.

Grâce à ces nouvelles acquisitions près d’Amherst, CNC conserve maintenant près de 1 200 hectares (3 000 acres) de terres sur l’isthme de Chignectou. Ont participé à l’annonce le directeur des programmes de CNC en Nouvelle-Écosse, Craig Smith, le député fédéral de Cumberland-Colchester, Bill Casey, qui y représentait la ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Catherine McKenna et LE député Terry Farell, MAL de Cumberland-Nord.

L’une des nouvelles propriétés de CNC a fait l’objet d’un don par l’intermédiaire du Programme des dons écologiques du Gouvernement du Canada. Ce programme procure des incitatifs fiscaux bonifiés aux individus et entreprises qui font un don de terres importantes sur le plan écologique. Les deux autres propriétés ont été conservées grâce à l’appui du gouvernement canadien, par l’intermédiaire de son Programme de conservation des zones naturelles et du U.S. Fish & Wildlife Service, en vertu de la North American Wetlands Conservation Act. CNC souhaite également remercier le Nova Scotia Crown Share Land Legacy Trust, le Open Space Institute et la Fondation Écho, ainsi que les nombreuses personnes qui ont fait un don à titre individuel au « Moose Sex Project ».

Citations

« Du point de vue de l’écologie, de la conservation et de la biologie, le maintien d’un corridor sauvage ininterrompu qui permet aux grands mammifères de se déplacer librement entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse est extrêmement important pour la vitalité à long terme des populations d’animaux sauvages et tout particulièrement pour l’orignal continental, aujourd’hui en voie de disparition. L’habitat indispensable qui se trouve le long de la frontière devient de plus en plus fragmenté par les routes, le développement urbain et l’agriculture et nous sommes très heureux de pouvoir assurer la conservation de ces propriétés de grande valeur situées à des endroits stratégiques. »

Craig Smith, directeur des programmes de Conservation de la nature Canada – Région de la Nouvelle-Écosse

« Au nom de l’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, je tiens à remercier les nombreux donateurs qui ont rendu l’annonce d’aujourd’hui possible. Le Gouvernement du Canada est fier d’appuyer leurs efforts de conservation par l’intermédiaire du Programme des dons écologiques. Ensemble, nous travaillons pour protéger cet important habitat faunique pour les générations futures.»

Bill Casey, député fédéral de Cumberland-Colchester, au nom du Gouvernement du Canada

Faits saillants

• À ce jour, Conservation de la nature Canada a mené à terme neuf projets des deux côtés de l’isthme de Chignectou, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.
• Désignée en voie de disparition en 2003 en vertu de la Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse, la population d’orignal continental de cette province ne compte plus que de 500 à 1 000 individus selon les estimations et est dispersée en petits groupes dans toute la partie continentale de la province. La même espèce d’orignal compte une population saine de 29 000 individus au Nouveau-Brunswick. On retrouve plusieurs milliers d’orignaux sur l’île du Cap-Breton, mais cette population a été introduite depuis l’Alberta et n’est pas indigène à la Nouvelle-Écosse.
• L’isthme de Chignectou représente une importante halte pour la sauvagine migratrice. On y retrouve des nombres importants de sarcelle d’hiver, de canard noir, de harle couronné, de canard colvert et de grand harle. La présence de quelque 228 espèces d’oiseaux a été relevée à la Réserve nationale de faune de Chignecto, près d’Amherst.
• Pour de plus amples renseignements sur le Programme des dons écologiques et sur la manière de laisser un patrimoine naturel, veuillez visiter ec.gc.ca/pde-egp/.

À propos

Chef de file en conservation de terres privées au Canada et organisme sans but lucratif, Conservation de la nature Canada (CNC) œuvre à la protection de nos milieux naturels les plus précieux et des espèces qu’ils abritent. Depuis 1962, CNC et ses partenaires ont contribué à la protection de 2,8 millions d’acres (plus de 1,1 million d’hectares) d’un océan à l’autre. CNC a assuré la conservation de 71 000 acres (plus de 28 700 hectares) de terres dans les provinces de l’Atlantique, dont 34 000 acres (13 700 hectares) en Nouvelle-Écosse. Pour en savoir plus : www.conservationdelanature.ca/nouvelle-ecosse.

Le Programme de conservation des zones naturelles (PCZN) du Gouvernement du Canada est un partenariat public-privé unique administré par Conservation de la nature Canada (CNC). À ce jour, 345 millions de dollars ont été investis dans le PCZN par le Gouvernement du Canada. À ce montant viennent s’ajouter plus de 500 millions de dollars en fonds de contrepartie recueillis par CNC et ses partenaires afin de protéger le patrimoine naturel du Canada.

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