Vagues se fracassant sur la rive nord-ouest du lac Supérieur, Ont. (Photo de John Anderson)

Vagues se fracassant sur la rive nord-ouest du lac Supérieur, Ont. (Photo de John Anderson)

Baie Big Trout

Vue aérienne de la baie Big Trout, lac Supérieur, ON (Photo de John Anderson)

Vue aérienne de la baie Big Trout, lac Supérieur, ON (Photo de John Anderson)

Un projet de conservation couronné de succès après 15 ans d’efforts

Il est bien connu que Conservation de la nature Canada (CNC) voit grand. Nos projets s’étendent sur des centaines de kilomètres, protègent de longs corridors fauniques, franchissent les limites provinciales et s’étendent même à d’autres pays.

La baie Big Trout ne fait pas exception.

Située sur la rive nord du lac Supérieur, cette spectaculaire propriété de 1 018 hectares (2 500 acres) est l’une des dernières terres privées riveraines encore intactes entre Duluth, au Minnesota, et Thunder Bay, en Ontario.

  « Ce projet constituait un énorme défi international, raconte James Duncan, vice-président de CNC pour la région de l’Ontario. Mais, face au risque de la perte d’habitats et d’espèces sauvages sur le plus grand lac d’eau douce au monde, on n’a d’autre choix que de voir grand. Voici une occasion extraordinaire de faire des progrès concrets et majeurs dans l’atteinte de notre objectif global de protéger la rive nord du lac Supérieur. »

« Le projet de la baie Big Trout est aussi important qu’il est grand, explique Gary Davies, directeur des programmes de CNC pour le nord-ouest de l’Ontario. Il y a eu beaucoup de lotissement sur les rives du lac au cours des dernières décennies. En plus des superbes panoramas qu’il offre, l’endroit constitue également un habitat essentiel pour une grande variété d’espèces boréales, telles que le lynx et l’orignal. »

Un refuge pour les espèces en péril

Située à quelques minutes de route à peine de la frontière américaine et à 45 minutes de Thunder Bay, la baie Big Trout est entourée d’une forêt dense qui constitue un habitat indispensable pour plusieurs espèces indigènes, dont le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin, deux espèces dont la situation est préoccupante selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Le faucon pèlerin est l’une des réussites canadiennes en matière de conservation. Au cours des années 1970, ce rapace était presque disparu au Canada en raison de l’utilisation de pesticides industriels. Mais, grâce aux efforts de conservation, les populations de l’espèce ont commencé à se rétablir. Le projet de la baie Big Trout n’est qu’une des manières dont CNC contribue à protéger l’habitat d’espèces comme le faucon pèlerin.

Le site de la baie Big Trout est principalement constitué de forêt boréale côtière. Près de la moitié des espèces d’oiseaux du Canada dépendent de l’habitat boréal pour leur cycle de vie et bon nombre de ces espèces migrent dans les Amériques.

Le projet permet également de protéger 21 km (13 miles) de rivage intact composé de hautes falaises, de bandes de roc exposé et de plages de galets. Ces zones riveraines sont particulièrement importantes pour la biodiversité, car elles fournissent un habitat diversifié à des espèces comme la primevère du lac Mistassini, le touladi et l’orignal.

L’union fait la force

Mener à bien un projet de cette envergure aurait été bien trop coûteux aux États-Unis, mais était possible en sol canadien grâce à l’appui du Gouvernement du Canada, par l’intermédiaire du Programme de conservation des zones naturelles, ainsi que grâce au généreux partenariat établi avec la JA Woollam Foundation, la Margaret A. Cargill Foundation, la Bobolink Foundation, les programmes du Wisconsin et du Minnesota de The Nature Conservancy, le Conservation Fund, Greenleaf Advisors, la Fondation Rogers et nombre de généreux donateurs qui ont contribué à titre individuel aux États-Unis et au Canada.

« Le long chemin que nous avons dû parcourir pour concrétiser l’acquisition de cette propriété exceptionnelle en valait certainement la peine, raconte Gary Davies. CNC a travaillé pendant plus de 10 ans à l’acquisition de la baie Big Trout. Grâce au généreux appui de personnes préoccupées par la nature, nous avons pu en faire une réalité. »

Par des partenariats des deux côtés de la frontière, CNC s’assurera que cet exemple saisissant du patrimoine naturel de l’Amérique du nord continuera d’être un refuge pour les espèces sauvages, un havre pour les activités récréatives et une source de vie pour le bassin des Grands Lacs, dont les États-Unis et le Canada dépendent tant.

 « La baie Big Trout, la pointe McKellar et la pointe Pine, qui se trouvent sur le lac Supérieur, constituent les dernières terres sauvages non protégées autour des Grands Lacs. Il s’agit d’un joyau naturel de classe mondiale », a déclaré Tom Duffus, vice-président pour le Midwest du Conservation Fund, lequel a fourni un financement provisoire ainsi qu’un appui à CNC lors de la transaction et des activités de financement, par l’intermédiaire de son Great Lakes Revolving Fund (fonds renouvelable des Grands Lacs). « Après avoir personnellement travaillé à ce projet pendant plus de 15 ans, je comprends l’importance de préserver le paysage naturel qui s’offrait aux voyageurs d’antan et, chose tout aussi importante, de protéger les écosystèmes qui ont assuré la subsistance des Premières Nations pendant des générations. »

« The Nature Conservancy est fier d’appuyer cette initiative binationale de protection des Grands Lacs. La protection des terres à la baie Big Trout s’ajoute à d’autres succès de conservation dans la région des Grands Lacs, notamment à l’île St. Martin sur le lac Michigan et à l’île Clough, dans l’estuaire de la rivière St. Louis, qui se déverse dans le lac Supérieur », a déclaré Mary Jean Huston, qui dirige les activités de The Nature Conservancy au Wisconsin. En travaillant ensemble, nous pourrons faire en sorte que les Grands Lacs demeurent magnifiques, sains et productifs aujourd’hui et pour les générations futures.

Connecter les amants de la nature aux espaces sauvages

CNC croit fermement en l’importance de rendre ses propriétés accessibles aux amoureux de la nature et encourage les visiteurs à s’y rendre. Bon nombre de propriétés de CNC en Ontario sont d’excellents endroits pour la randonnée, l’observation des oiseaux, la photographie de nature et d’autres activités de loisir. Ultérieurement, sous l’intendance de CNC, des sentiers pourraient être créés sur la propriété de la baie Big Trout afin de la rendre encore plus accessible aux amoureux de la nature de la région.

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