Île de Grâce (Photo de Claude Duchaîne)

Île de Grâce (Photo de Claude Duchaîne)

Île de Grâce: Protéger les milieux humides pour les oiseaux et les plantes

Petit blongios (Photo de Steve Arena - USFWS)

Petit blongios (Photo de Steve Arena - USFWS)

La protection des milieux humides au Québec est une grande priorité pour Conservation de la nature Canada (CNC). Au nord de Sorel dans l’archipel du lac Saint-Pierre, Conservation de la nature Canada (CNC) protège des milieux naturels sur l’île de Grâce. Cette île offre un habitat à de nombreuses espèces, dont la sauvagine. Protéger des milieux humides vulnérables tels que ceux qui se trouvent dans la Réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre permet d’assurer le maintien des habitats d’alimentation et de nidification indispensables aux oiseaux migrateurs. En effet, les oiseaux migrateurs qui empruntent le corridor migratoire de l’Atlantique, l’un des quatre principaux corridors migratoires qui traversent le Canada, ont besoin de ces milieux humides pour se reposer et s’accoupler.

Parmi les nombreux oiseaux qui visitent le secteur pendant leur migration, on trouve le petit blongios. Ce dernier, qui fréquente les milieux humides, a connu un déclin de sa population au cours de la dernière décennie en raison de la disparition de ces habitats. Il a besoin d’un habitat de qualité dans des marais aux eaux claires pour se nourrir et nidifier, ce qui le rend très vulnérable à la dégradation de la qualité de l’eau. Le petit blongios est considéré comme menacé à l’échelle nationale en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) du Québec.

Une autre espèce que l’on peut observer dans le secteur est l’arisème dragon, une fleur sauvage vivace de 5  à  110  centimètres de hauteur. L’arisème dragon est une espèce menacée en vertu de la LEMV et préoccupante selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Les milieux humides jouent également un rôle indispensable de purification et de filtration, contribuant ainsi à améliorer, dans le secteur, la qualité de l’eau de surface dont dépendent des espèces comme le petit blongios et l’arisème dragon.

« Les milieux humides sont importants pour la nature, pour les gens et pour l’ensemble de la planète, et nous sommes collectivement responsables d’en assurer la protection, affirme Julien Poisson, directeur de programmes pour le sud du Québec à CNC. Ils protègent et filtrent l’eau que nous buvons, fournissent un habitat aux poissons et à d’autres espèces sauvages, protègent les collectivités des dommages causés par les inondations en stockant les eaux de crue et permettent de maintenir les niveaux d’eau de surface en période de sécheresse. »

CNC protège environ 355 hectares à l’île de Grâce. L’intégrité écologique de ces milieux humides est élevée en raison de la faible présence d’espèces exotiques et de perturbations humaines.

CNC protège plus de 2 470 acres (1 000 hectares) sur sept îles de l’archipel du lac Saint-Pierre. Les vastes plaines inondables de cet archipel sont les plus importantes du Saint-Laurent; on y trouve 40 % des milieux humides de tout le fleuve.

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