Bénévoles à l'Île du Moine, QC (Photo de CNC)

Bénévoles à l'Île du Moine, QC (Photo de CNC)

Des citoyens participent à un projet de restauration du patrimoine naturel à l’île du Moine

Bénévoles à l'Île du Moine, QC (Photo de CNC)

Bénévoles à l'Île du Moine, QC (Photo de CNC)

En juin dernier, des citoyens motivés ont participé à une activité de plantation d’arbres et de nettoyage à l’île du Moine, à Sainte-Anne-de-Sorel.  Le projet, mené par Conservation de la nature Canada (CNC) en étroite collaboration avec les membres de la Commune de l’île du Moine, consiste en l’aménagement de certains espaces de l’île pour favoriser le rétablissement des oiseaux champêtres de ce milieu.

L’île de plus de 500 hectares, propriété de CNC, était autrefois fréquentée par quelque 30 espèces d’oiseaux insectivores. Or, depuis le retrait des bovins de l’île il y a quelques années, ces oiseaux se sont faits beaucoup plus rares. La présence de vaches favorise celle de certains oiseaux champêtres, puisqu’elles attirent des insectes dont ces derniers se nourrissent. CNC a donc entrepris de restaurer les prairies historiques de l’île, d’une superficie de 160 hectares, puis d’y réintroduire des vaches.

L’objectif du projet Retour au pâturage à l’île du Moine est de rétablir l’équilibre de ce milieu naturel en en préservant les espèces indigènes et en contribuant à l’instauration de pratiques agricoles durables. 10 bénévoles, dont Yves Gaudette, président de la Commune de l’île et agriculteur, ainsi que deux employées de CNC, se sont donc réunis pour accomplir une double mission : planter des arbres indigènes, qui procureront de l’ombre au bétail et serviront d’habitats aux oiseaux, et ramasser les déchets échoués sur l’île.

La journée, champêtre, a été riche en accomplissements. Les participants ont atteint l’île par chaloupe, ont assisté à une démonstration de plantation d’arbres par Yves Gaudette, et ont partagé leurs observations d’espèces fauniques lors d’une pause dîner dans les champs. Efficaces, les participants ont planté 100 petits arbres de 3 espèces indigènes : le cerisier tardif, le bouleau jaune et le chêne rouge, et ramassé l’équivalent de sept gros sacs de déchets, balayés sur la rive par la crue printanière. L’activité s’est aussi avérée fructueuse en matière d’observations, puisque l’équipe a aperçu de nombreux goglus des prés, une espèce d’oiseau désignée menacée au Canada. La journée s’est conclue dans un sentiment d’accomplissement général.

L’implication des communautés est au cœur de la réussite des projets de conservation et de restauration. CNC remercie chaleureusement les bénévoles qui ont pris part à cette activité, ainsi que les membres de la Commune de l’île du Moine pour leur collaboration à ce projet. C’est grâce au travail de citoyens consciencieux que les organismes comme CNC peuvent faire une réelle différence.

Cette activité n’était qu’un début! Des efforts supplémentaires devront être déployés pour assurer le rétablissement des espèces d’oiseaux ciblées. Une activité d’installation de structures de nidification pour l’hirondelle rustique, présente sur l’île, est d’ailleurs prévue pour le 13 juillet 2019.

Vous êtes intéressé à vous impliquer avec CNC? Rendez-vous sur benevolesconservation.ca pour connaître l’horaire des activités à venir!

Merci aux organismes partenaires de ce projet

Ce projet est réalisé avec la participation du Regroupement QuébecOiseaux (RQO), du Comité ZIP du lac Saint-Pierre, du Regroupement des Sauvaginiers du lac Saint-Pierre (RSLSP), de la Société de conservation, d'interprétation et de recherche de Berthier et de ses îles (SCIRBI) et de Canards Illimités Canada (CIC). 

CNC a également pu compter sur la collaboration du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques par l’entremise du projet Ensemble pour la nature. Le projet Ensemble pour la nature est une subvention de 15 millions de dollars échelonnée sur trois ans accordée à CNC par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Il vise l’établissement de partenariats financiers et l’acquisition de connaissances scientifiques pour assurer la conservation et la protection de milieux naturels en terres privées au Québec d’ici le 31 mars 2020. Il tend ainsi à créer une solidarité à l’égard des aires protégées en incitant la collectivité québécoise à poser des gestes qui visent à préserver l’environnement. 

Pleins feux sur nos sympathisants

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