Bénévoles pour la conservation à la tourbière de Venise-Ouest (Photo de CNC)

Bénévoles pour la conservation à la tourbière de Venise-Ouest (Photo de CNC)

Un retour à la terre, dégagée de nerpruns!

Bénévoles dans un champ de maïs (Photo de CNC)

Bénévoles dans un champ de maïs (Photo de CNC)

M’inscrire à une activité de conservation à titre de bénévole à la mi-juillet a été l’une de mes meilleures décisions de l’été! Comme je travaille dans les bureaux de CNC, j’ai rarement l’occasion de visiter nos propriétés.

J’ai décidé de donner un coup de main en tant que bénévole pour me retrouver en pleine nature et parcourir une terre que nous protégeons au sein de la tourbière de Venise-Ouest, dans les municipalités de Venise-en-Québec et Saint-Georges-de-Clarenceville. Je tenais également à rencontrer certains de nos partenaires et donateurs ainsi qu’à en apprendre davantage sur le nerprun, une espèce envahissante et sur la façon de freiner sa propagation. Tous les bénévoles se sont réunis dans un charmant petit chalet pour recevoir des instructions précises sur le déroulement de la journée, tout en dégustant un café accompagné d’un croissant, gentiment offerts par le maire! Après avoir appliqué du chasse-moustiques, nous nous sommes dirigés vers une petite ouverture le long d’un champ de maïs menant au boisé. Je me suis rendu compte que je n’avais jamais vu de plants de maïs d’aussi près : ils présentaient une apparence tropicale. Vraiment!

Une fois arrivés dans la forêt, on nous a montré comment identifier le nerprun cathartique. En juillet, la plante ne porte ni fleurs ni fruits, juste des feuilles vertes aux nervures prononcées qui se courbent vers la pointe et dont la marge est finement dentée. Il est très facile de la confondre avec beaucoup d’autres espèces poussant dans la forêt. Nous avons assisté à des démonstrations sur la façon d’arracher, de couper, de déraciner de façon mécanique et d’anneler le nerprun. Certains des plus costauds d’entre nous se servaient de leviers arrache-nerpruns. Munie d’un sac à ordures contenant des tiges de nerprun, je bavardais avec les autres bénévoles tout en travaillant. Tous étaient ravis de participer. C’était un plaisir d’entendre des amants de la nature raconter les aventures emballantes qu’ils avaient vécues lors d’autres activités des Bénévoles pour la conservation et comment ils avaient entendu parler du travail de CNC. Tout cela m’a permis de me rendre compte du lien profond et de l’engagement envers la nature de chacune des personnes présentes.

Nerprun annelé (Photo de CNC)

Nerprun annelé (Photo de CNC)

Un peu plus tard dans la journée, je me suis initiée à la technique de l’annélation, qui consiste à enlever une large bande d’écorce autour du tronc pour dénuder le bois. C’est ainsi que l’on affaiblit les nerpruns de plus grande taille, qu’on ne peut arracher à la main ou par des moyens mécaniques. L’opération était plus facile que je ne le pensais, et l’odeur de l’arbre m’a agréablement surprise. J’avais l’étrange impression de déshabiller l’arbre. Ensemble, nous avons réussi à anneler tout le peuplement de nerpruns!

J’ai si bien appris à identifier le nerprun que je distingue désormais ses feuilles partout pendant mes promenades quotidiennes à Montréal. Partout où pousse librement la mauvaise herbe, je repère le nerprun, ce qui me confirme qu’il s’agit autant d’une invasion urbaine que rurale!

Voici une vidéo, produite par Renée Rouleau, mairesse de Saint-Georges de Clarenceville, qui résume l’activité.

Lyne Vandenplas

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Cette activité a été réalisée grâce au soutien financier de Environnement et Changement climatique Canada.

Environment and Climate Change Canada

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