Boisé Papineau, Laval, Qc (Photo de CNC)

Boisé Papineau, Laval, Qc (Photo de CNC)

Marmotte de l'île de Vancouver, C.-B. (Photo de John D. Reynolds/iNaturalist CC BY-NC)

Marmotte de l'île de Vancouver, C.-B. (Photo de John D. Reynolds/iNaturalist CC BY-NC)

Marmotte de l’île de Vancouver


La marmotte de l’île de Vancouver est considérée comme l’un des mammifères les plus menacés au Canada et l’un des plus rares au monde. Cette espèce dite endémique, c’est-à-dire trouvée nulle part ailleurs au monde, frôle l’extinction, car seulement 30 individus à l’état sauvage ont été recensés en 2003. Heureusement, les efforts de conservation, comme la protection de son habitat et sa reproduction en captivité, ont contribué à augmenter sa population à un peu plus de 200 individus vivant aujourd’hui à l’état sauvage.

À quoi ressemble cette espèce?

La marmotte de l’île de Vancouver est de la même famille que l’écureuil (sciuridés). Pouvant peser de 4,5 à 7,5 kg, elle est un des plus gros rongeurs de cette famille. Les adultes ont une taille similaire à celle d’un gros chat domestique. Leur fourrure est d’un riche brun chocolat, tandis que leurs traits, comme leur museau, leur front, leur menton et leur poitrine, sont blancs. Ces marmottes sont très bien équipées pour creuser leur terrier avec leurs griffes acérées et une puissante musculation au niveau des pattes et des épaules.

Hibernation

Pour survivre à l’hiver, où la nourriture se fait plus rare, les marmottes de l’île de Vancouver creusent de vastes réseaux de terriers au sein de leur habitat, ce qui leur permet d’hiberner pendant 6 à 7 mois. Pendant l’hibernation, elles réduisent drastiquement leur rythme cardiaque, qui passe d’une fréquence active moyenne de 110 à 200 battements à 3 ou 4 battements par minute. Pendant cet état d’inactivité, elles perdent un tiers de leur masse corporelle .

Où vit cette espèce?

Les marmottes de l’île de Vancouver vivent dans des prés subalpins, soit généralement à une altitude de 900 à 1 500 mètres. Ces prés sont créés et maintenus par la présence d’avalanches, d’un épais manteau neigeux et par des feux. Au printemps, avec la première fonte des neiges, ces prés favorisent la croissance précoce des herbes et des fleurs sauvages indispensables à l’alimentation des marmottes à leur sortie d’hibernation.

Alimentation

La marmotte de l’île de Vancouver est herbivore et se nourrit de 40 espèces de plantes.

Quel est le statut de conservation de cette espèce?

Bien que la population de marmottes de l’île de Vancouver soit passée à plus de 200 individus, elle figure toujours sur la liste rouge des espèces menacées émise par l’Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN).

La plus grande menace qui pèse sur l’espèce est la prédation par les loups, les aigles royaux et les cougars. Les coupes à blanc dans les habitats subalpins et la présence de routes ont accru la mobilité des prédateurs et aggravé la pression exercée sur les marmottes. Avec les changements climatiques qui menacent d’altérer davantage l’habitat alpin, le sort de cette espèce demeure précaire.

La marmotte de l’île de Vancouver figure parmi plus de 300 espèces endémiques au Canada. Pour en savoir plus sur ces espèces, explorez notre carte récit À nous de les protéger.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la marmotte de l'île de Vancouver dans le rapport Ours to save: The distribution, status and conservation needs of Canada’s national endemic species (en anglais seulement).

Pleins feux sur nos partenaires

Renouvelez votre soutien en 2020