Une bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ont. (Photo de CNC)

Une bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ont. (Photo de CNC)

Oléastre à ombelles (photo de James H. Miller)

Oléastre à ombelles (photo de James H. Miller)

Oléastre à ombelles

L’oléastre à ombelles est un arbuste ou un petit arbre à feuilles caduques. Originaire de la Chine, du Japon et de la Corée, il fut introduit en Amérique du Nord dans les années 1830 et il s’y est établi depuis.

À l’instar de plusieurs autres arbustes exotiques envahissants, l’oléastre à ombelles a été planté dans le sud de l’Ontario dans les années 1970 par des gestionnaires de terres bien intentionnés, qui croyaient que la plante fournirait un excellent habitat à la faune. Or, nous possédons aujourd’hui une meilleure compréhension des systèmes écologiques : notre faune indigène a évolué avec les espèces croissant naturellement dans un endroit donné, et elle ne nécessite pas de sources d’alimentation supplémentaires. D’autre part, même si l’oléastre à ombelles produit une quantité importante de nourriture pour les oiseaux à un certain moment de l’année, il ne constitue pas véritablement un habitat adéquat pour les espèces d’insectes indigènes, qui préfèrent grandement nos arbustes et plantes indigènes (et qui sont peut-être entièrement dépendants de ces derniers) pour accomplir leur cycle de vie.

L’oléastre à ombelles croit vigoureusement et rapidement, prenant l’apparence d’un arbre au bout de seulement deux ou trois ans (dans le sud-ouest de l’Ontario). En raison de sa croissance rapide et de son importante production de graines, la plante peut former des bosquets touffus assez rapidement. Cette croissance dense nuit au développement de plantes indigènes qui nécessitent beaucoup d’ensoleillement. Ses racines sont capables de fixer l’azote, ce qui lui permet de pousser dans les sols infertiles. Ainsi, l’oléastre à ombelles modifie également la chimie du sol environnant, ce qui crée souvent des conditions propices à l’établissement d’autres espèces exotiques envahissantes.

Cette espèce envahissante est considérée comme une « mauvaise herbe nuisible et interdite » en vertu de l’Alberta Weed Control Act de 2010.

Identification

En raison de son feuillage argenté, de ses fleurs parfumées et de ses fruits abondants, l’oléastre à ombelles est parfois utilisé comme arbuste décoratif. Poussant en alternance le long des tiges, les feuilles de cette plante sont allongées et étroites, avec des marges ondulées. Elles apparaissent au début du printemps et sont alors recouvertes de minuscules écailles argentées, qui disparaîtront durant l’été.

La floraison a lieu au début du printemps. Les fleurs poussent en grappes le long des branches, leur couleur allant du jaune pâle au blanc. Lorsque mûrs, les fruits sont rouges et recouverts de points argentés ou bruns. En une année, une seule plante peut produire jusqu’à 200 000 graines, lesquelles sont le plus souvent propagées par les oiseaux.

Habitat

L’oléastre à ombelles pousse dans des zones ouvertes et peut tolérer l’ombre, mais il est généralement absent des forêts fermées. Il peut aussi pousser dans différents types de sols, y compris le sable et l’argile.

Que fait CNC pour combattre cet envahisseur?

Sur les propriétés du comté de Norfolk, dans le sud-ouest de l’Ontario, CNC procède à l’éradication systématique de l’oléastre à ombelles en coupant les plantes et en appliquant des herbicides. Des travaux semblables ont été effectués à Chatham–Kent, et à l’automne 2014, CNC a entamé l’élimination d’une population située sur l’île Pelée.

Que pouvez-vous faire?

La meilleure façon de lutter contre l’oléastre à ombelles est d’arracher les semis à la main avant que les plantes ne portent leurs fruits. Une fois que les plantes sont trop grandes pour être retirées manuellement, elles peuvent être coupées. Toutefois, pour éviter que les plantes repoussent, il est important d’appliquer immédiatement des herbicides sur les souches coupées.

Chacun de nous peut contribuer à éradiquer les espèces exotiques envahissantes. Voici quelques mesures simples que vous pouvez prendre:

  • Débarrassez-vous adéquatement de vos résidus de jardin. Le rejet de résidus de jardin dans les milieux naturels peut y introduire des espèces exotiques envahissantes qui vont ensuite y prospérer et se répandre. Même les tas de feuilles mortes peuvent poser un problème, car ces amas de résidus végétaux peuvent étouffer la végétation indigène. Communiquez avec votre municipalité pour savoir comment vous débarrasser adéquatement de vos résidus de jardin.
  • Plantez des espèces indigènes dans votre jardin! Il existe de nombreuses espèces magnifiques qui attirent papillons et oiseaux indigènes, et qui contribuent ainsi à embellir encore plus votre jardin. Les espèces indigènes sont également mieux adaptées à notre climat et requièrent souvent moins de soins que les espèces exotiques.
  • Signalez la présence de plantes envahissantes au conseil de gestion environnementale de votre région. La détection précoce de ces invasions d’espèces exotiques est essentielle à leur éradication.
  • Nettoyez vos chaussures ou les pneus de votre vélo avant de circuler dans les sentiers de différentes aires protégées. Les plantes envahissantes se répandent souvent accidentellement à partir de graines collées aux semelles ou au caoutchouc des pneus.

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