Aire de conservation Dutch Creek Hoodoos, C.-B. (Photo de Steve Ogle)

Aire de conservation Dutch Creek Hoodoos, C.-B. (Photo de Steve Ogle)

Extrait : De bons voisins

Dutch Creek Hoodoos, C.-B. (Photo de Steve Ogle)

Dutch Creek Hoodoos, C.-B. (Photo de Steve Ogle)

PAR Sarah Boon, auteure, réviseure et photographe

Dans des communautés d'à travers le pays, des personnes s’impliquent pour aider la population à explorer la nature et à s’y connecter.

« Un sentier devrait nous servir de guide qui discrètement nous introduit au monde, sans nous faire perdre notre sens des responsabilités et notre indépendance. »

L’exploration et la détente sont l’essence même de l’été. Pour ajouter un peu de nature à vos vacances, rendez-vous sur une propriété Destination Nature de Conservation de la nature Canada (CNC). Vous pourriez y faire  d’étonnantes rencontres sur les sentiers!

Dans le cadre de son programme Destinations Nature, CNC crée un réseau de terres protégées privées que la population peut explorer en personne et en ligne. De Dutch Creek Hoodoos (C.-B.), à l’estuaire de la Musquash (N.-B.), nous célébrons des lieux et des espèces exceptionnels, ainsi que ceux et celles qui nous aident à veiller sur nos propriétés.

« CNC a besoin de ses voisins pour l’aider à entretenir ses sentiers et sa signalisation, pour offrir des visites d’interprétation et pour avoir des nouvelles de ce qui se passe sur place, notamment les espèces présentes, les ponts emportés par le courant et les arbres tombés lors d’une tempête », affirme Erica Thompson, directrice principale nationale de la mobilisation en conservation. « L’appui de nos voisins nous permet de protéger la nature et de  partager notre amour de sites d’exception, en offrant une expérience enrichissante à nos visiteurs. »

Poursuivez votre lecture pour connaître Tom, Roslyn, Alan et Treva, quatre précieux voisins qui nous aident à conserver des sites d’exception tout en permettant à la population canadienne d’en profiter, et qui transmettent leur amour de la nature.

Dutch Creek Hoodoos, Colombie-Britannique

Roslyn Johnson, Ex-stagiaire et adjointe administrative à CNC

Roslyn Johnson a travaillé à CNC, plus précisément pour le programme consacré aux Rocheuses canadiennes, avant d’être affectée à l’aire de conservation Dutch Creek Hoodoos, où elle est devenue chef de projet pour le développement des sentiers et la création des panneaux d’interprétation. « Ce site est fantastique pour une promenade, dit-elle. La propriété offre des vues spectaculaires sur la vallée du Columbia et on y trouve des fleurs magnifiques après la floraison des balsamorhizes (balsamroot). On ne sait jamais ce qu’on y verra. » Mme Johnson est particulièrement attirée par un des points d’observation où le personnel de CNC a installé un panneau d’interprétation. De cet endroit, on peut voir de l’autre côté du lac et apercevoir d’autres propriétés de CNC, y compris celle nommée Lac Columbia−Lot 48 et celle du ranch Thunder Hill. « La possibilité de voir ces propriétés à partir d’un autre site de CNC est la chose que je préfère le plus, explique Mme Johnson. J’aime voir l’étendue de notre travail se refléter dans le paysage. »

Elle précise que bon nombre d’histoires traitent de la géologie et de la vie sauvage de Dutch Creek Hoodoos. Dans les récits de la Première Nation Ktunaxa sur la Création, les cheminées de fée (hoodoos) sont les côtes d’un monstre marin géant. Ce lieu constitue également un important corridor faunique, l’habitat naturel du blaireau d’Amérique, et un haut-lieu pour l’observation des oiseaux. « Au sommet des cheminées de fée, vous pouvez apercevoir de nombreux oiseaux se nourrir et voler, certains exécutent d’impressionnantes acrobaties. Le martinet à gorge blanche est particulièrement intéressant pour les ornithologues. »

Roslyn Johnson est maintenant une grande connaisseuse de Dutch Creek Hoodoos : « Un printemps, avant d’être embauchée à CNC, j’y ai fait une randonnée sans savoir à quel point c’était un endroit spécial. J’étais installée dans la région depuis peu et, puisque ce site était populaire auprès des visiteurs, je m’y suis rendue. Une fois à CNC, j’ai saisi toute l’importance de ce lieu du point de vue écologique, et c’est là que j’ai tout compris. »
Travaillant désormais pour Parcs Canada, Roslyn Johnson apprécie encore visiter la propriété de Dutch Creek Hoodoos lorsqu’elle en a l’occasion.

Alvar North Bear, Ontario

« Il est tellement vaste et contient tant de milieux humides et de forêts. Son alvar ouvert est tout simplement splendide. » Tom Wilson, Président, Carden Field Naturalists

Tom Wilson est président de Carden Field Naturalists depuis sept ans. « J’ai accepté d’occuper ce poste pour deux ans, dit-il en riant. Et il n’y a pas de fin en vue! » Son équipe de guides-naturalistes participe depuis longtemps, de manière bénévole, au travail de CNC au sein de l’aire naturelle de l’alvar Carden.

Quatre à six fois par année, M. Wilson visite l’alvar North Bear.  Selon lui, l’alvar* est un bon endroit pour s’arrêter manger ou faire une pause pendant une randonnée en groupe.

CNC demande aux visiteurs de rester sur les sentiers balisés qui serpentent la propriété. « Quelques heures suffisent pour atteindre le bout du sentier, explique M. Wilson. Certes, vous pouvez vous dépêcher et le terminer plus
vite, mais pourquoi voudriez-vous faire cela? »

Dans son rôle d’intendant, M. Wilson doit régulièrement s’aventurer hors du sentier pour voir ce qui se passe ailleurs sur la propriété. « Récemment, nous avons découvert une petite zone couverte de dompte venin de Russie, une espèce envahissante dont nous devrons nous occuper plus tard », dit-il. Les intrus constituent également un problème. « Les VTT ont causé beaucoup de dommages dans le passé, mais nos nouveaux panneaux sont très efficaces. »

Presque chaque recoin de la propriété a été visité par M. Wilson. Un jour, en traversant la forêt, il a aperçu deux martins-pêcheurs. « J’attends un été sec, afin de pouvoir traverser les milieux humides et explorer la partie
arrière de la propriété », dit-il.

Tom Wilson aime visiter l’alvar North Bear accompagné d’experts tels que des botanistes. « Un groupe a découvert des astragales négligés (plante). Je sais maintenant où aller chaque année pour en trouver. »

* Habitat ouvert sur une base de roche calcaire ou dolomitique, couverte ou non d’une mince couche de terre.

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