Abram-Village, Î.-P.-É. (Photo de John Sylvester)

Abram-Village, Î.-P.-É. (Photo de John Sylvester)

Protection d’une forêt acadienne et de milieux humides d’eau douce rares à l’Î.-P.-É.

19 mars 2021
North Enmore, Île-du-Prince-Édouard

 

Conservation de la nature Canada acquiert un nouveau site sur la rivière Percival

Conservation de la nature Canada (CNC) a agrandi une importante aire de conservation à environ 40 kilomètres à l’ouest de la ville de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, située. L’organisme de bienfaisance vouée à la conservation des milieux naturels a fait l’acquisition d’un site supplémentaire de 48 hectares (119 acres) sur la rivière Percival à North Enmore. Sur ces terres se trouvent une forêt acadienne et un spectaculaire habitat le long de la rivière Percival. 

Cette réserve naturelle de CNC sur la rivière Percival couvre maintenant de 269 hectares (666 acres), ce qui en fait la plus grande réserve conservée par CNC sur l’Île-du-Prince-Édouard. Il s’agit d’un site stratégique pour la conservation, car c’est l’un des meilleurs exemples de connectivité naturelle qui subsiste dans la province, avec un réseau de corridors d’habitats qui s’étend jusqu’à Conway Narrows, sur le golfe du Saint-Laurent. La rivière Percival se jette dans la baie d’Egmont, puis dans le détroit de Northumberland. CNC est heureux de conserver des terres dans cette région, en collaboration avec ses partenaires de conservation de l’Î.-P.-É. et du Island Nature Trust.

La forêt de la rivière Percival est principalement composée d’épinettes, mais on y trouve aussi des peupliers faux-trembles, des bouleaux, des frênes et des thuyas occidentaux qui sont toutes des espèces caractéristiques de la forêt acadienne mixte des Maritimes. Cette forêt est l’une des plus diversifiées du Canada, avec plus de 40 espèces d’arbres et des milliers de plantes. Précisons que moins de 5 % de cette forêt originelle subsiste dans la région.

La région de la rivière Percival s’est également révélée être l’habitat de la plus grande variété d’espèces de lichens de l’Île-du-Prince-Édouard. Puisque de nombreuses espèces de lichens sont sensibles à la pollution atmosphérique, leur présence et leur diversité témoignent de la santé de l’environnement. Cette région fournit aussi un habitat à de nombreuses populations de sauvagines et d’oiseaux de rivage migrateurs.

Ce projet de conservation a été rendu possible grâce à la générosité de donatrices et de donateurs privés et au financement des gouvernements du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard, par l’entremise du volet Défi de l’objectif 1 du Fonds de la nature du Canada. Il a également reçu l’appui du U.S Fish and Wildlife Service en vertu de la North American Wetlands Conservation Act et de la Fondation Hewitt.

Citations

« La région de la rivière Percival est l’un des coins de l’Île-du-Prince-Édouard ayant le plus conservé son état naturel. En explorant le marais salé intact et la forêt environnante, vous aurez l’impression de découvrir un secret bien gardé. Puisque cette région a toujours été considérée comme étant trop humide pour l’agriculture, une grande partie de sa forêt est dans sa forme originelle et intacte. Je tiens à remercier nos partenaires qui, dans le cadre de ce projet, nous ont aidés à protéger les rives de la rivière Percival, en reconnaissance de l’habitat forestier et côtier essentiel que l’on y trouve. Ensemble, nous protégeons un habitat faunique important pour les générations actuelles et futures. »
~ Lanna Campbell, Directrice des programmes à l’Île-du-Prince-Édouard, Conservation de la nature Canada

« Félicitations à Conservation de la nature Canada et à ses partenaires qui ont réussi à assurer la conservation de nouvelles terres le long de la rivière Percival à l’Île-du-Prince-Édouard. La conservation de cet habitat riverain permettra à la riche biodiversité de continuer à y vivre pendant les générations à venir. En collaborant à des projets à l’image de celui annoncé aujourd’hui, nous réalisons des progrès en vue de protéger un quart des terres au Canada d’ici 2025. »
~ L’honorable Jonathan Wilkinson, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Faits saillants

Cette propriété compte 25 hectares (62 acres) de forêt acadienne, dont une partie est désignée comme ancienne, et est adjacente à 221 hectares (547 acres) de terres déjà protégées par CNC et la Province de l’Île-du-Prince-Édouard.

Deux des propriétés voisines abritent la plus grande variété de lichens de l’Île-du-Prince-Édouard à ce jour, soit 122 espèces, dont 15 qui ne se trouvent nulle par ailleurs sur l’île. En 2017, le Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique (CDC CA) a recensé 17 espèces de lichens d’importance sur ces propriétés, dont 11 en péril, ce qui renforce le caractère essentiel de cette zone pour la conservation.

À propos

Chef de file en conservation de terres privées au Canada et organisme sans but lucratif, Conservation de la nature Canada (CNC) œuvre à la protection de nos milieux naturels les plus précieux et des espèces qu’ils abritent. Depuis 1962, CNC et ses partenaires ont contribué à la protection de 14 millions d’hectares (35 millions d’acres) d’un océan à l’autre et à l’autre, dont plus de 32 845 hectares (81 163 acres) dans les provinces de l’Atlantique. Pour en savoir plus : conservationdelanature.ca.

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