Grand Marais de Bristol, Outaouais, QC (Photo de Mike Dembeck)

Grand Marais de Bristol, Outaouais, QC (Photo de Mike Dembeck)

Ajout d’une pièce à la mosaïque des aires protégées de la vallée de l’Outaouais

15 février 2020
Bristol, QC

 

Conservation de la nature Canada acquiert une propriété située dans un important corridor écologique


Conservation de la nature Canada (CNC) annonce la protection d’une propriété de 31 hectares dans la municipalité de Bristol au Québec.

Située à 60 kilomètres à l’ouest de Gatineau, la propriété du Grand marais de Bristol se trouve dans le secteur du même nom, où CNC conserve déjà plus de 1 100 hectares. Cette acquisition, résultat d’une véritable synergie, a été rendue possible grâce à des fonds des gouvernements provincial, fédéral et des États-Unis, ainsi que du secteur privé.

De nombreux biologistes estiment que la riche biodiversité de la région en fait l’une des aires naturelles les plus importantes de la province. La vallée de l’Outaouais, région où se trouve le secteur du Grand marais de Bristol, regorge de forêts exceptionnelles et de milieux humides.

De nombreuses espèces qui ont une désignation en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec (LEMV) et/ou de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada trouvent refuge dans cette région. Parmi celles-ci, les plus grandes populations de tortues mouchetées, de tortues musquées, de couleuvres minces et d’asclépiades de l’intérieur du Québec. La région est également un havre de paix pour la faune ailée; 13 espèces d’oiseaux considérées prioritaires en vertu de l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord y ont été dénombrées.

Un espace essentiel à la connectivité écologique

‘’Cette acquisition s’inscrit dans un effort de consolidation d’un important corridor écologique dans la région.’’, explique Caroline Gagné, directrice de programmes pour l’ouest du Québec à CNC. ‘’Ce grand couloir naturel s’étend de la rivière des Outaouais au parc de la Gatineau. Il faut aboslument conserver des forêts et des milieux humides connectés entre eux. Les espèces à grand domaine vital comme le cerf de Virginie, qui fréquente la vallée de l’Outaouais, ont besoin de vastes zones sauvages pour se nourrir et se reproduire.’’

La propriété du Grand marais de Bristol, composée à 67 % de zones forestières et à 33 % de milieux humides, est essentielle à plusieurs espèces dans la région. Elle comprend différents types de milieux humides : marécage, marais, eaux peu profondes et plusieurs types de tourbières. 

Ces milieux offrent des sites de nidification dont pourraient bénéficier des oiseaux rares, comme le petit blongios et le moucherolle à côtés olive. Le grand héron et le canard colvert y élisent également domicile. Les forêts matures de la propriété offrent quant à elles des aires de repos et de nidification à plusieurs espèces d’oiseaux grimpeurs comme ceux de la famille des picidés, à laquelle appartiennent les pics.

Remerciements

Ce projet a été rendu possible grâce aux contributions financières du Gouvernement du Québec, par l’entremise du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs; du Gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme de conservation du patrimoine naturel (PCPN) financé par le Fonds de la nature du Canada, et du U.S. Fish and Wildlife Service en vertu de la North American Wetlands Conservation Act.

Citation

« Au nom du ministre de l’Environnement et du Changement climatique, l’honorable Jonathan Wilkinson, j’aimerais féliciter Conservation de la nature Canada d’avoir assuré la conservation de la propriété où se trouve le Grand Marais de Bristol, ici, au Québec. Grâce en partie au soutien accordé par notre gouvernement au moyen du Programme de conservation du patrimoine naturel financé par le Fonds de la nature du Canada, les forêts et les habitats des espèces sauvages qui sont conservés procureront une protection à notre biodiversité et permettront aux espèces sauvages de subsister pour les générations à venir dans le Pontiac. En prenant aujourd’hui l’initiative de protéger ce territoire, nous réalisons des progrès vers l’atteinte de notre objectif, qui consiste à conserver 25 p. 100 des terres et 25 p. 100 des océans du Canada d’ici 2025 et à faire le nécessaire pour que ces superficies se chiffrent à 30 p. 100 d’ici 2030. » -William Amos, secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie (Science) et député de Pontiac

Faits saillants

  • Plus de 150 espèces vulnérables se trouvent dans l’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais.
  • La tortue mouchetée est désignée menacée selon la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) et selon la Loi sur les espèces en péril du Canada. La tortue musquée est désignée menacée selon la LEMV et préoccupante selon la LEP. La couleuvre mince est aussi désignée préoccupante selon la LEP. L’asclépiade de l’intérieur est désignée menacée selon la LEMV. Le petit blongios et le moucherolle à côtés olive sont tous deux désignés menacés selon la LEP.
  • Cette région est reconnue par le Plan conjoint des habitats de l’Est pour ses nombreuses aires de concentration d’oiseaux aquatiques.

À propos

Chef de file en conservation de terres privées au Canada et organisme sans but lucratif, Conservation de la nature Canada (CNC) œuvre à la protection de nos milieux naturels les plus précieux et des espèces qu’ils abritent. Depuis 1962, CNC et ses partenaires ont contribué à la protection de 14 millions d’hectares d’un océan à l’autre et à l’autre, dont près de 48 000 au Québec.

Le Programme de conservation du patrimoine naturel (PCPN) du Gouvernement du Canada est un partenariat public-privé unique destiné à appuyer la création de nouvelles aires protégées et conservées grâce à l’acquisition de terres privées ou de droits sur ces dernières. Le programme est administré par Conservation de la nature Canada (CNC). Les fonds investis par le gouvernement fédéral dans le programme sont bonifiés par des contributions de contrepartie amassées par CNC et ses partenaires, Canards Illimités Canada et la communauté des organismes de conservation du Canada.

La North American Welands Conservation Act (NAWCA) est un programme administré par le U.S. Fish and Wildlife Service.

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Renseignements

Elizabeth Sbaglia
Directrice des communications
Conservation de la nature Canada – région du Québec
514-876-1606, poste 6240

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