Barachois de la rivière Nouvelle, QC (Photo de CNC)

Barachois de la rivière Nouvelle, QC (Photo de CNC)

Conservation de la nature Canada vous invite à laisser votre pelouse pousser en mai

Abeille sur un dahlia bourgogne (Photo de Luana Boulanger)

Abeille sur un dahlia bourgogne (Photo de Luana Boulanger)

Retarder cette corvée peut aider la nature

Pour beaucoup de gens, prendre soin des espaces verts autour de la maison a eu l’effet d’un baume au cœur pendant la pandémie. Pour appuyer la biodiversité, Conservation de la nature Canada (CNC) vous invite à patienter avant de vous attaquer à l’une de vos corvées printanières en renonçant à tondre la pelouse en mai.

Lancé au Royaume-Uni et maintenant en plein essor au Canada, le mouvement No Mow May (en mai, laissez pousser!) invite la population à venir en aide aux pollinisateurs et aux autres espèces qui vivent dans les espaces verts qui nous entourent. La perte et la dégradation des habitats étant la cause principale du déclin des espèces sauvages, CNC, un organisme à but non lucratif voué à la conservation des milieux naturels, estime que laisser la tondeuse dans la remise en mai peut être bénéfique pour la nature.

« Quand on pense aux gestes qui peuvent être posés dans d’innombrables arrière-cours pour améliorer les habitats des pollinisateurs indigènes tels que les abeilles, certaines espèces d’oiseaux et d’autres animaux qui aident ainsi les plantes à se reproduire, on s’aperçoit que tout cela peut avoir de grands bienfaits pour la nature et la qualité de nos écosystèmes urbains », affirme Claude Drolet, chargé de projets à CNC. « En laissant pousser les fleurs sur votre pelouse, y compris les pissenlits, vous pouvez fournir une importante source de nectar et de pollen aux abeilles sauvages, aux papillons et aux autres insectes pollinisateurs. »

Les abeilles et les papillons sont les insectes pollinisateurs les plus connus, tandis que d’autres, comme les papillons de nuit, les mouches, les coléoptères et les fourmis, ont aussi un rôle important à jouer. Ces dernières années, nous avons constaté un déclin massif de certaines populations de pollinisateurs en raison des changements climatiques, de la perte d’habitat (y compris la disparition de plantes indigènes) et de l’utilisation de pesticides. Pourtant, de nombreux fruits que nous achetons ou que nous cultivons dans nos jardins, notamment les fraises, les pommes et les melons, ne pourraient pas pousser sans l’aide des pollinisateurs sauvages.

Si vous devez absolument tondre votre pelouse, CNC vous suggère d’attendre le plus longtemps possible avant de le faire au printemps et de passer la tondeuse moins souvent et plus lentement pour permettre aux insectes, aux grenouilles et aux autres espèces sauvages de se mettre à l’abri. Vous pouvez aussi pratiquer la « tonte par rotation » pour donner aux plantes à fleurs le temps de s’épanouir à certains endroits sur votre pelouse. Une étude menée au Royaume-Uni (en anglais) a par ailleurs révélé qu’en changeant la fréquence de tonte et en permettant aux plantes de fleurir, on pouvait créer suffisamment de nectar pour alimenter dix fois plus de pollinisateurs. Il est aussi recommandé de tondre votre pelouse toutes les quatre semaines (selon sa vitesse de croissance), ce qui permet à un plus grand nombre de fleurs d’y pousser.

Selon Claude Drolet, prendre des mesures pour accroître la diversité de votre pelouse est important pour la nature urbaine, puisque les surfaces gazonnées figurent parmi les plus grands espaces verts de nos villes et villages. Au Canada, on estime à 6,2 millions le nombre de pelouses. Appuyer la nature dans nos arrière-cours est aussi un excellent moyen d’en apprendre plus sur la flore et la faune qui nous entourent.

À propos

Chef de file en conservation de terres privées au Canada et organisme sans but lucratif, Conservation de la nature Canada (CNC) œuvre à la protection de nos milieux naturels les plus précieux et des espèces qu’ils abritent. Depuis 1962, CNC et ses partenaires ont contribué à la protection de 14 millions d’hectares (35 millions d’acres) d’un océan à l’autre et à l’autre, dont près de 48 000 hectares au Québec. 

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Renseignements

Elizabeth Sbaglia
Directrice des communications et du marketing
Conservation de la nature Canada
Elizabeth.sbaglia@conservationdelanature.ca 
514 876-1606, poste 6240

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