Tortue géographique (Photo de Ryan M Bolton)

Tortue géographique (Photo de Ryan M Bolton)

Protéger la tortue géographique

Tortue géographique (Photo de CNC)

Tortue géographique (Photo de CNC)

On oublie parfois que le territoire montréalais, bien que très urbanisé, est aussi un archipel regroupant une centaine d’îles et d’îlots, ainsi que plusieurs cours d’eau. Dans cet environnement aquatique, au cœur de la grande région métropolitaine, vivent de nombreuses espèces, dont la tortue géographique, désignée vulnérable en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Grâce au financement du Programme Interactions communautaires, de la Fondation de la faune du Québec, du Programme d’intendance de l’habitat, et du U.S. Fish & Wildlife Service, Conservation de la nature Canada (CNC) a publié un plan de conservation de la population de tortues géographiques de l’archipel d'Hochelaga. Des actions pour sa mise en œuvre seront entreprises dans les prochaines années par CNC et plusieurs autres organismes œuvrant au rétablissement de la tortue géographique.

La carapace des tortues confère aux adultes une protection très efficace contre les prédateurs. Par contre, elle n’est d’aucun recours contre la dégradation de l'habitat. La perte de sites de ponte et d’exposition au soleil, des habitats critiques à la survie des tortues, est la principale menace à laquelle elles font face. Malgré leur carapace, elles sont aussi victimes de blessures, parfois mortelles, occasionnées par les hélices de bateaux.

La tortue géographique se distingue des autres espèces de tortues au Québec par la présence de motifs concentriques jaunâtres sur sa carapace. Ces motifs, qui rappellent les courbes de niveau d’une carte géographique, lui ont valu son nom. La carapace de la femelle peut atteindre plus de 27 centimètres, alors que celle du mâle dépasse rarement 16 centimètres. La tortue géographique habite les secteurs les plus peuplés et industrialisés du Québec et de l’Ontario où elle fréquente les grands plans d’eau comme le fleuve Saint-Laurent et certains lacs et rivières, tels que le lac des Deux Montagnes. Très discrète et plongeant dans l’eau dès qu’on l’approche, elle passe souvent inaperçue et beaucoup de gens ignorent même son existence. Pourtant, les populations  peuvent être abondantes à certains endroits qui lui sont particulièrement propices.

La disparition de la tortue géographique et de son habitat pourrait entraîner des conséquences imprévisibles sur le réseau alimentaire des espèces qui fréquentent le même milieu. La protection de son habitat contribue aussi directement à la conservation des milieux naturels riverains, au maintien de la qualité de l’eau et même à la limitation des risques d’inondation.

En mettant en œuvre un plan de conservation, CNC supporte l’atteinte des objectifs visés par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans son Plan métropolitain d’aménagement et de développement et son Plan d’action pour l’accessibilité aux rives et aux plans d’eau du Grand Montréal. En effet, la CMM vise la protection des rives, du littoral et des plaines composantes de la Trame verte et bleue du territoire métropolitain.

Le plan de conservation élaboré par CNC et ses partenaires, dont le Groupe de mise en œuvre du rétablissement de la tortue géographique, l'Écomuséum, la Ville de MontréalNature-Action Québec et Éco-Nature, formule des recommandations concrètes de manière à protéger et à améliorer les habitats de la tortue géographique ainsi qu’à diminuer les pertes d’individus et à réduire le dérangement. L’objectif visé à long terme est de maintenir une population viable dans l’archipel d'Hochelaga.

L’atteinte de cet objectif dépend de la mobilisation de plusieurs acteurs : citoyens, plaisanciers sur les plans d’eau, propriétaires de terrains privés, organismes voués à la conservation, municipalités, sociétés d’état et gouvernements présents sur le territoire.

Comment contribuer à la sauvegarde de la tortue géographique?

  • Ne jamais déranger, toucher, ni déplacer une tortue ou ses œufs.
  • Éviter d’enlever des branches et troncs d’arbres en bordure des plans d’eau.
  • Apprenez à différencier la tortue géographique des autres espèces et signalez vos observations de tortues vivantes, blessées ou mortes à l’Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec.
  • Réduire la vitesse des embarcations à moteur près des berges et dans les baies peu profondes afin de diminuer le nombre de collisions avec les tortues.

Ensemble, prenons soin de cette espèce fascinante pour les générations futures.

Dans les médias

Cliquer ici pour visionner un court vidéo sur la tortue géographique réalisé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.

Pleins feux sur nos partenaires

Renouvelez votre soutien en 2020