Île Kettle, Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

Île Kettle, Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

Réserve naturelle de l’île Kettle

Île Kettle, Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

Île Kettle, Outaouais (Photo de Mike Dembeck)

L’île Kettle est la troisième plus grande île de la rivière des Outaouais, après l’île aux Allumettes et du Grand-Calumet. Son nom proviendrait de la proximité avec les chutes de la Chaudière qui originellement, ressemblaient à une grande bouilloire ou chaudière –kettle- en anglais.

Presque entièrement couverte de forêts humides, l’île abrite notamment une érablière argentée, des peuplements de tilleul d’Amérique et de micocoulier occidental, une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec.

On y trouve également plusieurs zones marécageuses, habitats de prédilection de plusieurs espèces fauniques et floristiques que l’on rencontre fréquemment sur les îles de la rivière des Outaouais. Parmi elles, on compte la couleuvre d’eau, une espèce susceptible d’être menacée ou vulnérable, la tortue géographique, une espèce vulnérable au Québec et préoccupante au Canada, le noyer cendré, une espèce en voie de disparition au Canada et susceptible d’être désignée comme espèce menacée ou vulnérable au Québec, et le staphylier à trois folioles, susceptible  d’être  désignée  menacée ou  vulnérable au Québec.

Conservation de la nature Canada (CNC) est devenu propriétaire de 98 % de la surface de l’île en 2007 à la suite d’un don de terre effectué via le Programme des dons écologiques du Canada reconnaissant ainsi la propriété comme écosensible, c’est-à-dire abritant des milieux qui pourraient contribuer de façon importante à la conservation de la biodiversité et du patrimoine naturel du Canada. Cette reconnaissance permet de maintenir les caractéristiques naturelles de l’île à perpétuité et d’assurer qu’aucune infrastructure, publique ou privée, n’y sera construite ou aménagée. En 2013, l’île a également obtenu le statut de réserve naturelle en terre privée selon la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, qui permet au ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de reconnaître des propriétés privées comme réserves naturelles au Québec.

Dans le but de préserver ces habitats et les espèces qu’ils abritent, l’île est accessible à des fins scientifiques ou de gestion des habitats et est soumise à plusieurs restrictions. Ainsi, il est entre autres interdit d’y camper, d’y faire des feux de camp, d’y récolter des plantes, des fleurs, des champignons, des fruits ou du bois mort, d’y couper des arbres, d’y amener des animaux domestiques libres ou en laisse, d’y laisser des déchets et d’y ériger des infrastructures. L’utilisation d’engrais, des pesticides et de phytocides est également prohibée.

Bien que l’accès public y soit complètement interdit, la présence de plaisanciers sur la pointe Duval, soit la plage de la pointe ouest de l’île, est tolérée. Les plaisanciers doivent alors maintenir des comportements respectueux des lieux en tout temps.

Vous désirez vous impliquer dans la surveillance et la gestion de cette propriété? Nous recherchons toujours des bénévoles pour nous accompagner dans notre mission de protection des milieux naturels. Pour plus d’information, consultez notre programme Bénévoles pour la conservation ou écrivez à benevolesquebec@conservationdelanature.ca

Pleins feux sur nos partenaires

Renouvelez votre soutien en 2020