Kenauk hiver (Photo de Mari Hill Harpur)

Kenauk hiver (Photo de Mari Hill Harpur)

La neige : une grande alliée hivernale

Musaraigne (Photo de Flickr)

Musaraigne (Photo de Flickr)

Afin de s’adapter au rude hiver du Québec, la faune et la flore subissent chaque année une métamorphose considérable. Il s’agit d’un moment propice pour découvrir des facettes inédites des espèces peuplant les propriétés de Conservation de la nature Canada.  

Quand les paysages se couvrent d’un majestueux tapis blanc, les diverses espèces animales, bien adaptées à leur milieu, confrontent ces conditions difficiles de diverses façons. Pour plusieurs d’entre elles, la neige est une alliée de taille.

Les musaraignes à l’abri

Les musaraignes sont parmi les plus petits mammifères de la province. Elles possèdent un métabolisme beaucoup plus rapide que celui de la plupart des autres micromammifères. Cette caractéristique les oblige donc à se nourrir toutes les 2 ou 3 heures, sans quoi elles ne peuvent pas survivre.  

Dans un climat aussi glacial, où il est ardu de chasser fréquemment, les musaraignes ont développé certaines astuces afin de s’accommoder de la présence de la neige tout en l’utilisant à leur avantage. Ainsi, elles se faufilent sous la neige et empruntent des tunnels déjà creusés par d’autres espèces, telles que la taupe. Cela leur permet de repérer des insectes, qui constituent une bonne partie de leur régime alimentaire.

Une épaisse couche de neige constitue aussi un abri essentiel pour les musaraignes contre le vent et les intempéries. En effet, la neige offre non seulement une protection, mais agit aussi comme isolant contre les basses températures, ce qui leur permet de rester au chaud.

Et les prédateurs ?

Renard roux (Photo de Alex Badyaev)

Renard roux (Photo de Alex Badyaev)


Alors même que les musaraignes chassent sous la neige protectrice, des prédateurs développent des techniques uniques afin de pouvoir se nourrir malgré l’absence de proies sur la surface enneigée.

Entre autres, le renard roux peut, grâce à son odorat très développé et son ouïe fine, localiser les petits animaux se faufilant sous le couvert blanc. Ainsi, lorsque l’occasion se présente, il bondit sur sa proie en enfonçant sa tête sous la neige pour la récupérer, ce qui donne parfois lieu à des scènes particulièrement cocasses. Dans ce cas, la neige permet au renard de repérer sa proie sans être vu, ce qui en fait une fois de plus une alliée incontestable.

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