Merlebleu azuré (Photo de Leta Pezderic)

Merlebleu azuré (Photo de Leta Pezderic)

Goglu des prés (Photo de Bill Hubick)

Goglu des prés (Photo de Bill Hubick)

Goglu des prés

Oiseau incontournable des prairies, le goglu des prés est pourvu d’un plumage qui, chez le mâle, ressemble à un « tuxedo » porté à l’envers. Le chant du mâle est pétillant avec ses notes aiguës. Il l’entonne aussi bien haut perché que pendant ses parades aériennes.

Cet oiseau chanteur de taille moyenne a l’une des migrations les plus longues au monde. Il parcourt chaque année plus de 20 000 kilomètres aller-retour entre ses aires d’hivernage dans le sud de l’Amérique du Sud et celles de reproduction dans le sud du Canada et le nord des États-Unis. Pour parcourir une telle distance, le goglu des prés s’appuie sur sa boussole intégrée, des petits poils situés dans les tissus de sa cavité nasale qui contiennent de l’oxyde de fer, afin de s’orienter par rapport au champ magnétique terrestre.

À quoi ressemble cette espèce?

Le goglu des prés mâle reproducteur a le dos noir, l’abdomen et le croupion blancs et la nuque jaunâtre. Les femelles et les individus non reproducteurs sont de couleur beige clair, avec des stries brun foncé sur le dos et les flancs. Le bec conique du goglu est conçu pour extraire les graines et fouiller le sol à la recherche de petites céréales et d’insectes.

Le goglu des prés mue deux fois par an. Avant la fin de l’été, le mâle mue pour ressembler à une femelle ou à un oiseau non reproducteur. Sur son aire d’hivernage, le mâle mue une nouvelle fois et son plumage nuptial éclatant noir, blanc et jaune, repousse.

Où vit cette espèce?

Dans tout le sud du Canada, le goglu des prés se reproduit dans les prairies, les prés naturels et ceux de fauche et d’autres habitats typiques de la prairie. Une fois qu’il s’est reproduit, il se déplace vers les marais d’eau douce et les régions côtières du sud des États-Unis pour muer, avant de migrer vers ses aires d’hivernage, où il s’installe dans les prairies, les marais, les rizières et les champs de sorgho.

Quel est le statut de conservation de l’espèce?

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a déterminé que le goglu des prés est menacé au Canada et l'espèce a été inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril.

Les populations de goglus des prés sont en déclin en raison de la disparition des prairies et d’autres habitats de prairies. Leur utilisation des prés de fauche pour la nidification peut les rendre vulnérables à la mortalité accidentelle pendant la récolte avant la fin de la saison de nidification (généralement avant le 1er juillet). La perte d’habitat et sa fragmentation constituent la principale menace pour cette espèce. L’utilisation de pesticides sur leurs aires d’hivernage pourrait aussi contribuer à leur déclin.

Que fait CNC pour aider à protéger cette espèce?

Conservation de la nature Canada (CNC) protège activement des habitats essentiels aux oiseaux des prairies, y compris ceux du goglu des prés, tels que la savane et d’autres habitats typiques des prairies.

En Ontario, cette espèce peut être observée dans les plaines du lac Rice et la réserve naturelle MacMillan, où CNC restaure des prairies et des savanes indigènes. Au Manitoba, on peut le voir sur les propriétés de Jiggens Bluff et Fort Ellice de CNC, ainsi que dans la réserve des prairies à herbes hautes. En Saskatchewan, le goglu des prés se trouve sur plusieurs propriétés de CNC, comme Mather Lake, Big Valley et Shoe Lake West, ainsi que dans l’aire naturelle East Parklands.

Sur les propriétés de CNC comportant des terres agricoles, la récolte du foin est reportée au 15 juillet pour permettre aux oiseaux de terminer leur nidification. En Colombie-Britannique, cet oiseau charmant a inspiré le nom de l’aire de conservation Bobolink Meadows de CNC, qui protège certains des habitats de reproduction les plus importants de la vallée de l’Okanagan pour cette espèce.

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