Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Monotrope uniflore, Île Holman, Î.-P.-É. (Photo de Sean Landsman)

Monotrope uniflore, Île Holman, Î.-P.-É. (Photo de Sean Landsman)

Monotrope uniflore (plante fantôme)

Le monotrope uniflore, également connu sous les noms plante fantôme, pipe indienne et ghost pipe, est une vivace indigène dont le nom rappelle soit sa forme, soit sa blancheur claire et pure. Contrairement à la plupart des plantes, cette espèce ne produit pas de chlorophylle, ces pigments verts utilisés pour la photosynthèse. Elle est donc complètement blanche – incluant sa tige et ses « feuilles » en forme d’écailles – et n’est pas photosynthétique. Elle obtient son énergie par la mycohétérotrophie, soit une relation symbiotique dans laquelle la plante absorbe des nutriments par le parasitisme plutôt que par la photosynthèse. Le monotrope uniflore dépend d’un vaste réseau de racines et de champignons pour puiser l’énergie des plantes voisines.

La tige de la pipe indienne, d’un blanc pâle, a une allure cireuse. Elle mesure de 10 à 30 cm de hauteur et se termine par une fleur blanche composée de cinq pétales. Elle fleurit de juin à septembre. Lorsque la plante émerge de la terre et que sa fleur s’ouvre, elle est d’abord inclinée vers le sol. Puis, à mesure qu’elle se développe, elle se redresse jusqu’à ce que la fleur pointe vers le haut.

Où vit cette espèce?

La pipe indienne pousse dans les forêts matures, humides, ombragées et riches en humus à travers le Canada, en Alaska et dans la plupart des états américains.

Quel est le statut de cette espèce?

Bien que le monotrope uniflore ne soit pas reconnu par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ou à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), cette espèce est considérée en péril en Alberta et dans plusieurs États américains.

Que fait CNC pour protéger l’habitat de cette espèce?

Le monotrope uniflore a été répertorié sur plus de 100 propriétés de Conservation de la nature Canada (CNC) à travers le pays, y compris dans le centre du Cap-Breton, l’archipel de l’île Manitoulin et le secteur de la mer des Salish.

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