Rive du lac Supérieur, Ont. (Photo de Stephen Thor)

Rive du lac Supérieur, Ont. (Photo de Stephen Thor)

Pédaler pour appuyer CNC

Stephen Thor fait le trajet Calgary-Ottawa à vélo pour appuyer CNC
Vélo et tente de Stephen Thor (Photo de Stephen Thor)

Vélo et tente de Stephen Thor (Photo de Stephen Thor)

Au fil des ans, des personnes ont soutenu le travail de Conservation de la nature Canada (CNC) de diverses façons, mais rares sont celles qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour ce faire.

C’est le cas de Stephen Thor, un allié de CNC de longue date, dont la passion pour le cyclisme de longue distance l’a déjà amené à traverser le Canada, et qui a pensé mettre ses coups de pédale à profit. Au printemps dernier, il a donc pris la route avec l’intention d’effectuer un voyage à vélo à travers le pays en vue d’amasser des fonds pour l’organisme.

Le printemps à deux roues

Le 18 avril, à partir de Calgary (Alberta), il s’est dirigé vers l’est, une décision audacieuse en ce début de saison, en raison des vents froids et du temps incertain.

« En règle générale, j’étais la première personne à faire du cyclisme de longue distance que les gens croisaient le long de la Route Transcanadienne », dit-il.

Le jour se lève et mon périple se poursuit (Photo de Stephen Thor)

Le jour se lève et mon périple se poursuit (Photo de Stephen Thor)

C’était sa deuxième tentative en deux ans de réaliser ce voyage. L’année dernière, il avait été contraint de faire demi-tour à la frontière entre le Manitoba et l’Ontario, qui était fermée en raison des restrictions imposées par la COVID-19.

Lors de ses deux premières tentatives, le froid était au rendez-vous, mais cette année les conditions étaient encore plus difficiles, selon lui.

« Il faisait beaucoup plus froid, avec des précipitations et de la neige. De plus, le lac Supérieur était encore gelé par endroits, et les petits lacs étaient en grande partie couverts de glace. »

Mais cela lui convenait parfaitement. En effet, le fait d’être exposé aux éléments est l’une des choses qu’il aime lors de ses sorties en vélo.

« Sur la route, on voit les nuages qui passent, et on peut suivre le déplacement des orages. On se sent comme une vache au milieu d’un champ, impossible d’échapper à ce qui se prépare. »

Un long voyage

Cette année, leplan initial de Stephen était de pédaler vers l’est jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador, puis de revenir à l'ouest du pays en avion jusqu’à Victoria (C.-B.) avant de pédaler vers l’est jusqu’à Calgary, pour ainsi avoir traversé entièrement le Canada. Toutefois, en raison du mauvais temps et d’un engagement à respecter, il a décidé de terminer son voyage à Ottawa.

En pause à Echo Bay, Ont. (Photo de Stephen Thor)

En pause à Echo Bay, Ont. (Photo de Stephen Thor)

Même s’il n’a pas atteint son objectif ambitieux, faire ce voyage n’a pas été une mince affaire. Après 38 jours sur la route, Stephen a parcouru plus de 3 300 kilomètres, tout en amassant des fonds pour le travail de conservation de CNC.

Plonger dans la nature

Ce périple a été pour Stephen l’occasion de se plonger dans la nature et de se concentrer sur les kilomètres à parcourir.

« J’ai eu la chance de voir le Canada et ses milieux naturels dans toute leur splendeur, en plus de les voir changer tout au long du trajet. En quittant Calgary, on se retrouve dans une prairie à herbes courtes, puis dans une prairie mixte une fois en Saskatchewan; au moment d’arriver au Manitoba, on se retrouve dans une prairie à herbes hautes », raconte-il.

Une des raisons pour lesquelles il a décidé de partir au début du printemps était de pouvoir faire le voyage avant que les arbres n’aient déployé leurs feuilles.

« De cette façon, on peut admirer la vue à travers les branches, et voir tous les oiseaux. »

Égoportrait de Stephen (Photo de Stephen Thor)

Égoportrait de Stephen (Photo de Stephen Thor)

Stephen affirme également qu’à mesure que les paysages changeaient, il en était de même pour les espèces d’oiseaux. « En passant devant un marais, j’entendais davantage de canards et d’oiseaux de rivage. Puis, dans les Prairies, ce sont des sturnelles des prés que l’on entend. Comme c’était le printemps, les oiseaux étaient en pleine période de reproduction. »

Après cette expérience étroite avec la nature, il était loin d’être épuisé à la fin de son voyage.

« Je me suis senti revigoré », dit-il.

Un klaxon nouveau genre

L’une des expériences les plus mémorables de son voyage a été de voir de près l’une de ses espèces préférées.

Un soir, alors qu’il campait au bord d’une route, il a entendu un bruit.

« Qui klaxonne? », s’est-il demandé.

Des cygnes croisés en chemin (Photo de Stephen Thor)

Des cygnes croisés en chemin (Photo de Stephen Thor)

Peu après, il s’est rendu compte que le bruit ne provenait pas d’un véhicule, mais plutôt d’un couple de cygnes trompettes nichant dans un milieu humide à proximité. Le cygne trompette, qui est en voie de se rétablir après le déclin de sa population au siècle dernier, est une histoire de rétablissement qui lui redonne espoir et réaffirme sa passion pour la conservation.

Et c’est cette même passion qui l’a poussé à appuyer CNC. Si vous souhaitez vous joindre à Stephen Thor et appuyer nos efforts pour accélérer la conservation de la nature, envisagez de faire un don dès aujourd’hui.

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