Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Gyroselle de Henderson (rose) et érythrone d'Orégon (blanches), Réserve naturelle de chênes de Garry de Cowichan, C.-B. (Photo de CNC)

Piéride de Virginie (Photo de Randy L. Emmitt)

Piéride de Virginie (Photo de Randy L. Emmitt)

Piéride de Virginie

La piéride de Virginie est l'un des premiers papillons indigènes à voir le jour chaque printemps.

Répartition géographique

Seules trois régions clés de l'Ontario abritent la piéride de Virginie : l'arche de Frontenac, l'île Manitoulin et la région de Halton/Hamilton. On trouve des populations de piérides de Virginie sur plusieurs propriétés de Conservation de la nature Canada (CNC), dans son habitat limité de l'Ontario.

Caractéristiques physiques

Ses magnifiques ailes blanches semblent translucides dans la lumière du soleil et ses veines d'un gris-brun évoquent de la dentelle. De seulement trois ou quatre centimètres d’envergure, on peut facilement rater la piéride de Virginie, particulièrement du fait que ce petit papillon a tendance à demeurer dans des zones très localisées, jamais loin de sa source de nourriture larvaire préférée, la dentaire à deux feuilles (indigène) et, à un moindre degré, la dentaire laciniée.

Statut de conservation

La piéride de Virginie fait partie des espèces en péril en Ontario et dans plusieurs États américains. Dans tous ses habitats d'Amérique du Nord, elle est considérée comme une espèce rare. À l'échelle mondiale, elle est désignée comme vulnérable.

La piéride de Virginie ne traverse pas les aires ouvertes et préfère les boisés de feuillus humides où l'on trouve la dentaire en abondance dans le sous-étage. Puisque cette espèce refuse de traverser les aires ouvertes, sa sensibilité à la fragmentation forestière est un facteur considéré comme une grave menace à la survie de l'espèce.

Un autre facteur nuit à ce papillon rare à l’échelle mondiale et faisant partie des espèces en péril à l’échelle provinciale. Sa source de nourriture diminue et ses larves meurent. Quelle est la coupable? L'alliaire officinale.

Mesures prises par CNC pour protéger cette espèce

L'importance des inventaires biologiques pour repérer les espèces en péril telles que la piéride de Virginie se reflète dans l'engagement de CNC dans la planification de la gestion à long terme. CNC identifie les espèces rares et les menaces à leur survie afin de mettre en place des mesures de contrôle pour réduire l'impact des menaces identifiées.

Dans le cas de la piéride de Virginie, CNC travaille activement à réduire la fragmentation de l’habitat et à contrôler les populations d’alliaire officinale dans les milieux protégés, ainsi que dans les  zones avoisinantes. CNC participe à des groupes de travail sur les plantes envahissantes, assiste à des conférences et publie des rapports sur l’alliaire officinale et les autres plantes envahissantes menaçantes.

En collaborant avec ses partenaires, les propriétaires et les bénévoles, CNC apporte sa contribution à la lutte pour contrôler l’alliaire officinale. Ces efforts sont favorables non seulement à la piéride de Virginie, mais à toutes les espèces indigènes de plantes et d’animaux, y compris huit autres espèces rares de papillon, dont deux sont déjà disparues de l’Ontario.

Pleins feux sur nos sympathisants

Macareux de l'Atlantique (Photo de Bill-Caulfield-Browne)