Baie Verte, N.-B. (photo de CNC)

Baie Verte, N.-B. (photo de CNC)

Angélique sauvage (Photo de Wikimedia Commons)

Angélique sauvage (Photo de Wikimedia Commons)

Angélique sauvage

L’angélique sauvage ressemble beaucoup à la carotte sauvage, mais ne vous y trompez pas! Même si elle fait aussi partie de la famille des Apiacées, il s’agit d’une espèce exotique envahissante qui constitue déjà une menace importante au Nouveau-Brunswick, où elle prolifère surtout à la lisière des bois et dans les milieux humides découverts. 

Identification 

Cette plante robuste possède une tige épaisse qui peut atteindre 1 m de hauteur, alors que ses racines peuvent s'enfoncer jusqu'à 2,5 m de profondeur. L'angélique sauvage présente des gaines foliaires et des fleurs blanches en ombelle. Elle se retrouve communément le long des routes et peut dépasser les 2 m de hauteur. Sa sève provoque parfois des boursouflures et des rougeurs cutanées lors d’exposition au soleil.

Croissance

Cette espèce envahissante se propage facilement grâce à ses racines et à ses graines, en plus de croître rapidement. Selon le New Brunswick Invasive Species Council (Conseil du Nouveau-Brunswick sur les espèces exotiques envahissantes), l’angélique sauvage menace sérieusement la diversité biologique indigène de la province. Si aucune mesure n’est prise, elle pourrait facilement se répandre partout ailleurs au Canada, en supplantant d’autres espèces indigènes. 

Habitat 

L’angélique sauvage est originaire d’Europe et d’Asie et elle envahit tout l’est du Canada, étant présente en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et au Québec.

En quoi est-elle une menace?  

À Shamper's Bluff, sur la propriété appartenant à CNC, des bénévoles et des membres du personnel munis de pelles ont récemment uni leurs forces afin de s’attaquer à cette espèce envahissante. 

Que pouvez-vous faire?

Nous pouvons tous contribuer à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Voici quelques conseils utiles : 

  • débarrassez-vous adéquatement de vos résidus de jardin. Le rejet de ces résidus dans les milieux naturels peut y introduire des espèces exotiques envahissantes qui vont ensuite y prospérer et se répandre. Même les tas de feuilles mortes peuvent poser un problème, car ces amas de résidus végétaux peuvent étouffer la végétation indigène. Communiquez avec votre municipalité pour savoir comment vous débarrasser adéquatement de vos résidus de jardin;
  • plantez des espèces indigènes dans votre jardin. Il existe plusieurs magnifiques espèces qui attirent papillons et oiseaux indigènes, et qui contribuent ainsi à embellir encore plus votre jardin. Les espèces indigènes sont également mieux adaptées à notre climat et requièrent souvent moins de soins que les espèces exotiques;
  • nettoyez vos chaussures ou les pneus de votre vélo lorsque vous sortez des sentiers balisés. Les plantes envahissantes se répandent souvent accidentellement à partir de graines collées aux semelles ou aux pneus;
  • signalez la présence de plantes envahissantes au conseil de gestion environnementale de votre région. La détection précoce de ces invasions d’espèces exotiques est essentielle à leur éradication.

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