Milieu naturel des versants du mont Saint-Étienne (Photo de Corridor appalachien)

Milieu naturel des versants du mont Saint-Étienne (Photo de Corridor appalachien)

Salamandre à quatre orteils (Photo de Brian Gratwicke)

Salamandre à quatre orteils (Photo de Brian Gratwicke)

Salamandre à quatre orteils


La salamandre à quatre orteils est une espèce indigène de l’est de l’Amérique du Nord. Dépourvu de poumons, cet amphibien respire plutôt par la peau et le palais. Son régime alimentaire est constitué de petits invertébrés — araignées, vers, coléoptères — et d’autres insectes. Les salamandres jouent un rôle très important dans les écosystèmes forestiers. Elles contribuent entre autres au cycle nutritif et au flux d’énergie de la forêt. En raison de leur régime alimentaire riche en calcium, elles constituent des repas nutritifs pour les petits carnivores.

Description

Cette salamandre brun-rouge a les côtés gris et un ventre blanc constellé de petites taches noires. En incluant la queue, elle peut atteindre jusqu’à 10 cm de long. Les salamandres à quatre orteils ont habituellement la queue plus claire que le dos, et présentent un rétrécissement particulier à la jonction du corps et de la queue.

Les femelles et les mâles de cette espèce se distinguent par quelques caractéristiques. Les mâles sont généralement plus petits et ont une plus longue queue. Ils ont également un museau allongé et carré, tandis que les femelles ont un museau court et rond.

Cette espèce est la seule salamandre terrestre ayant quatre orteils aux pattes arrière. Elle peut parfois être confondue avec la salamandre cendrée, qui est très semblable, sauf pour l’absence de constriction à la base de sa queue, ses cinq orteils aux pattes arrière et son ventre de couleur légèrement différente (plutôt « poivre et sel » que blanc avec des taches noires). Elle peut aussi être prise pour la salamandre à deux lignes, laquelle présente deux lignes brun foncé qui suivent de part et d’autre une bande plus pâle sur toute la longueur du dos.

Autodéfense

Les salamandres ont trois moyens de défense contre les prédateurs éventuels. La première méthode consiste à perdre leur queue afin de créer une distraction. Tandis que la queue continue de se tortiller, la salamandre peut prendre la fuite. La deuxième méthode est de « faire le mort », et la troisième est de se rouler en boule avec la queue sur le dos. Comme la queue est plus pâle que le dos, elle attire l’œil du prédateur. Leur queue pouvant se régénérer, les salamandres peuvent alors s’enfuir avec la vie sauve.

Salamandre à quatre orteils (Photo de Nicolas Wampach)

Salamandre à quatre orteils (Photo de Nicolas Wampach)

Habitat

Au Canada, la salamandre à quatre orteils vit dans le sud de l’Ontario, au sud-ouest du Québec, en Nouvelle-Écosse et dans le parc national Fundy au Nouveau-Brunswick. C’est la salamandre la moins répandue en Nouvelle-Écosse; toutefois, elle se retrouve sur la partie continentale ainsi que sur l’île du Cap-Breton. Il s’agit également de la seule espèce avec un ventre blanc dans la province.

Cet amphibien vit dans les tourbières, les cours d’eau marécageux et les plaines inondables des zones boisées. Les adultes préfèrent les forêts de feuillus, alors que les larves vivent dans les mares et les étangs.

Cette espèce a donc besoin à la fois d’habitats en milieux humides et en terres boisées. Par conséquent, la protection de ces deux types d’écosystèmes est nécessaire pour assurer sa survie. Durant l’été, l’espèce vit dans des forêts au sol recouvert de mousse et a besoin de tourbière à sphaigne pour se reproduire. Durant l’hiver, elle creuse des souterrains, parfois en groupes et même, occasionnellement, avec d’autres amphibiens comme la salamandre cendrée.

Statut de l'espèce

Même si la salamandre à quatre orteils n’est pas considérée comme une espèce en péril au Canada, elle est sur la liste des espèces en situation précaire dans la province de Québec.

Les menaces pesant sur cette espèce sont principalement la perte et la fragmentation de son habitat, la prédation et la mortalité sur les routes.

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