Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Cypripède acaule, Covey Hill (Photo de CNC)

Cypripède acaule, Covey Hill (Photo de CNC)

Cypripède acaule

À quoi ressemble cette espèce? 

Le cypripède acaule, aussi appelé sabot de la Vierge, est une orchidée vivace qui tient son nom commun de sa fleur, dont le pétale du milieu rappelle la forme d’un sabot. Partout dans son aire de répartition, le cypripède acaule fleurit d’avril à juillet. Sa tige, dépourvue de feuilles, mesure de 15 à 61 centimètres, et 2 feuilles ovales avec des nervures parallèles ornent la base de la plante.

Où vit cette espèce?

Le cypripède acaule est présent dans toutes les provinces du Canada, à l’exception de la Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que dans l’est des États-Unis. Il est l’emblème floral de l’Île-du-Prince-Édouard.

Cette espèce se trouve dans les forêts sèches (particulièrement des forêts de pins et d’autres conifères), les boisés humides, les tourbières, des marais, les friches, les landes et sur les bords des routes. Le cypripède acaule préfère les sols riches, sablonneux, très acides, aérés, et pousse dans des endroits mi-ombragés et sur des pentes bien drainées.

Comment se reproduit cette espèce?

Le cypripède acaule se reproduit par voie sexuée au moyen de la pollinisation trompeuse : il attire les insectes pollinisateurs, comme les bourdons, en faisant croire qu’il offre une récompense, du nectar par exemple. Il se reproduit aussi de manière asexuée grâce à des rhizomes souterrains (tiges horizontales). Les graines de la plante doivent se trouver dans le bon habitat et s’associer avec des champignons terricoles (qui poussent dans la terre) spécifiques pour germer.

Quel est le statut de conservation de cette espèce?

Le cypripède acaule a heureusement été évalué en tant que préoccupation mineure au niveau mondial et non en péril au Canada. Par contre, cette espèce fait face à plusieurs menaces, dont l’exploitation à des fins horticoles ou médicinales, la perte d’habitats et la perturbation due à l’urbanisation et au développement immobilier, la compétition avec les plantes envahissantes, comme le chèvrefeuille du Japon, les changements climatiques et la modification des habitats forestiers par le contrôle des feux de forêt.

Que fait CNC pour protéger cette espèce?

La présence du cypripède acaule a été documentée sur plusieurs propriétés de CNC à travers le pays. Au Canada atlantique, il a été trouvé sur des propriétés dans le nord-est et le sud-est du Nouveau-Brunswick, dans l’ensemble de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard et sur les côtes au sud-ouest de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette espèce a aussi été vue sur des propriétés dans le bassin versant de la rivière Whitemouth au Manitoba, ainsi que dans l’arche de Frontenac et sur la péninsule Bruce-Saugeen en Ontario. Au Québec, elle se trouve sur certaines propriétés des Laurentides et des Montagnes-Vertes.

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