Une bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ont. (Photo de CNC)

Une bénévole pour la conservation extirpe les petites pervenches, propriété Lathrop, Ont. (Photo de CNC)

Round goby <i>(Neogobius melanostomus)</i> (Photo by Peter van der Sluijs/Wikimedia Commons)

Round goby (Neogobius melanostomus) (Photo by Peter van der Sluijs/Wikimedia Commons)

Gobie à taches noires

À quoi ressemble cette espèce?

Le nom du gobie à taches noires lui vient de la tache proéminente trouvée à l’extrémité de sa première nageoire dorsale et qui est sa caractéristique la plus distinctive. Contrairement au chabot indigène, avec lequel il est généralement confondu, le gobie à taches noires a un corps entièrement recouvert d’écailles. Durant la période de reproduction, le mâle se transforme alors que ses écailles brunes et olive ainsi que ses taches brunes prennent la couleur noire; il en va de même pour ses nageoires. Ses nageoires pelviennes soudées en forme de ventouse sont une autre caractéristique de l’espèce.

Où vit cette espèce?

Canadian distribution of round goby (Map by NCC)

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Le gobie à taches noires est une espèce envahissante présente dans les cinq Grands Lacs où il s'est propagé via les rivières et les ruisseaux qui s’y déversent. Le provincial de l’Ontario lutte contre la propagation de l’espèce en interdisant la possession de gobies à taches noires et son utilisation comme appât.

De quoi se nourrit cette espèce?

L’alimentation du gobie à taches noires est principalement composée d’espèces aussi indésirables que lui dans les eaux canadiennes, c’est-à-dire la moule zébrée et la moule quagga. Ces deux espèces prospèrent dans les mêmes milieux que le gobie (fond rocheux ou sableux).

Le gobie à taches noires fait aussi des ravages hors de l’eau. En effet, les chercheurs croient que l’espèce peut être liée à une épidémie de botulisme de type e provoqué par une toxine. La bactérie qui produit cette toxine peut infecter les oiseaux piscivores, comme les goélands, les plongeons et les cormorans. Cela peut restreindre leur mobilité, les empêchant de voler ou de se tenir la tête droite, et de malheureusement provoquer la noyade. Cette toxine peut être transmise quand une moule infectée est ingérée par un gobie à taches noires et que ce dernier soit ensuite mangé par un oiseau.

Quel est l’impact de l’espèce sur les habitats et les autres espèces?

Cette espèce envahissante rivalise avec des espèces similaires en raison de sa capacité à se reproduire rapidement. Il a une saison de reproduction prolongée, par rapport à la plupart des espèces indigènes, et peut frayer plusieurs fois par saison. En conséquence, il est possible pour le gobie à taches noires d’avoir un nombre élevé de descendants en 1 an seulement.

Le comportement agressif et la reproduction rapide du gobie à taches noires ont eu un impact critique sur les espèces de poissons indigènes. En effet, il a des habitudes alimentaires et de frai similaire à celles des autres poissons de fond, en concurrence avec des espèces comme le chabot et le fouille-roche zébré. Cette espèce envahissante menace également de nombreuses espèces en péril dans le bassin des Grands Lacs en Ontario, notamment le chat-fou du Nord, le dard de sable et plusieurs espèces de moules d'eau douce.

Le gobie à taches noires est également responsable de la réduction des populations de poissons destinée à la pêche sportive et commerciale en se disputant des sources de nourriture similaires et en consommant les œufs et les juvéniles d’espèces, comme le touladi et l’achigan à petite bouche.

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