Abeille (Photo de Donvirko/Pixabay)

Abeille (Photo de Donvirko/Pixabay)

Cicindèle à grandes taches de Gibson (Photo de Ted MacRae)

Cicindèle à grandes taches de Gibson (Photo de Ted MacRae)

Cicindèle à grandes taches de Gibson

En Amérique du Nord, la cicindèle à grandes taches de Gibson est l’une des plus grandes de son espèce, en plus de figurer parmi les prédateurs les plus féroces du monde des insectes. Trop petite pour blesser un humain, elle est en mesure de chasser des fourmis et d’autres insectes à l’aide de ses puissantes mandibules. 

À quoi ressemble cette espèces?

Ce coléoptère de 14 à 21 mm de longueur se reconnaît par sa magnifique rayure dorsale passant du rouge foncé au mauve, sur fond ivoire. Cette rayure varie selon les individus, mais elle est typiquement plus large près de la tête et s’amincit en allant vers l’arrière, rappelant souvent la forme d’un cœur.

La cicindèle à grandes taches de Gibson est pourvue de six pattes, et ses antennes sont si longues qu’elles peuvent être confondues pour deux longues pattes. Sous ses antennes se trouvent ses deux mandibules qu’elle utilise pour chasser.

Comment se comporte cette espèce?

Cette cicindèle est si imposante qu’elle peut dévorer presque toutes les espèces d’insectes, y compris d’autres cicindèles partageant la même aire de répartition. En raison de sa grande taille, elle se réchauffe plus lentement que les autres espèces de cicindèles et s’active plus tard en matinée.

Comme la plupart des coléoptères, la cicindèle à grandes taches de Gibson traverse quatre phases de développement : œuf, larve, nymphe et adulte. Pour survivre à l’hiver canadien, la larve se terre à une profondeur de 30 à 200 cm. À la venue du printemps, celle-ci remonte juste sous la surface de l’ouverture de son terrier et se nourrit des insectes qui y tombent.

Une fois adulte, cette espèce chasse principalement sur la terre ferme, mais elle peut voler au besoin afin d’échapper à un danger. Cependant, elle ne maîtrise pas très bien ses atterrissages, puisqu’elle culbute souvent au sol.

Qui sont les prédateurs de cette espèce?

Bien que la cicindèle à grandes taches de Gibson soit un prédateur féroce, elle n’est certes pas au sommet de la chaîne alimentaire. En effet, les mouches à toison, les lézards et les oiseaux font tous partie de ses prédateurs. 

La cicindèle à grandes taches de Gibson chasse les fourmis, mais celles-ci semblent savoir se défendre. En effet, il n’est pas rare que des recherches sur l’espèce permettent de trouver des têtes de fourmis accrochées au corps d’une d’elles. Voilà qui signifie que des fourmis suffisamment nombreuses pourraient parvenir à maîtriser une cicindèle. Le chasseur devenant ainsi la proie!

Où vit cette espèce?

Bien adaptée aux dunes actives, ces dunes peu couvertes de végétation qui ondulent au gré du vent, la cicindèle à grandes taches de Gibson se trouve dans le sud de la Saskatchewan et possiblement dans le sud-est de l’Alberta. L’espèce pourrait éventuellement devoir se déplacer si la végétation des dunes devient trop abondante, puisque ce n’est pas son habitat de prédilection.

En Saskatchewan, la cicindèle à grandes taches de Gibson se trouve sur la propriété de Dundurn de Conservation de la nature Canada (CNC). On pense qu’elle pourrait également vivre sur les propriétés de Asquith, près de Saskatoon, où se trouve un habitat sablonneux similaire.

Quel est le statut de conservation de cette espèce?

Récemment désignée comme une espèce menacée au Canada, selon la Loi sur les espèces en péril, la cicindèle à grandes taches de Gibson est en déclin depuis quelques années en raison de la perte de son habitat, la plus grande menace pesant contre elle.

Les plantes envahissantes capables de survivre dans les régions sablonneuses jouent également un rôle dans la perte de l’habitat de cette espèce, car elles recouvrent les dunes dont a besoin la cicindèle. Lorsque les plantes stabilisent ces espaces sablonneux à un niveau donné, la zone devient inhospitalière pour certaines espèces, dont la cicindèle à grandes taches de Gibson.

On s’attend à ce que l’habitat des dunes actives en Saskatchewan poursuive son déclin. Avec une diminution de la superficie d’habitat disponible, les populations de cicindèles à grandes taches de Gibson deviendront plus isolées les unes des autres, ce qui contribuera à rendre l’espèce moins résiliente aux fluctuations naturelles de ses populations. 

Que fait CNC pour protéger l’habitat de cette espèce?

Il est impératif de conserver les écosystèmes des dunes. Pour ce faire, CNC gère la croissance d’espèces envahissantes en plus d’encourager la gestion durable des pâturages, deux stratégies utiles pour prévenir la stabilisation des dunes sur la propriété de Dundurn, où vit cette espèce.

Liens d'intérêt (en anglais)

Propriété Dundurn

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