Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Polémoine de Van Brunt (Photo de Joanie Bélanger, BEA)

Noyer cendré (Photo de CNC)

Noyer cendré (Photo de CNC)

Noyer cendré

Le noyer cendré appartient à la famille des juglandacées et est l’une des deux espèces de noyers indigènes du Canada. Malgré son aire de distribution vaste, il est peu commun dans tout l’Est du pays. Cet arbre n’a pas une grande longévité, puisqu'il vit tout au plus 80 ans.

Comment reconnaître cette espèce?

Le noyer cendré est un arbre à feuillage caduc de taille moyenne, pouvant atteindre 30 mètres de hauteur et jusqu’à 91 centimètres de diamètre. L’espèce présente une cime ouverte et des feuilles composées d’un vert jaunâtre. L’écorce des spécimens plus âgés porte de larges crêtes irrégulières et entrecroisées ainsi que d’étroites fissures foncées. Les jeunes arbres ont une écorce grise et lisse.

On confond souvent le noyer cendré avec le noyer noir. Toutefois, le noyer cendré possède de grandes folioles terminales (des feuilles situées au bout d’une feuille composée), des rameaux pubescents d’un orange jaunâtre et des fruits (noix) ovales.

Où pousse cette espèce?

Canadian distribution of butternut (Map by NCC)

(Cliquer pour agrandir)

Le noyer cendré est une espèce indigène de l’Amérique du Nord, plus précisément du centre et de l’est des États-Unis et du sud-est du Canada (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick).

Bien qu’il puisse pousser à plusieurs endroits, le noyer cendré préfère les loams riches (sol composé d’argile et de sable), humides et bien drainés. Intolérante à l’ombre, cette espèce dépend de conditions ensoleillées pour survivre, et peut vivre seule ou en petits groupes.

Quel est le statut de cette espèce?

Le noyer cendré a été désigné comme étant une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et figure sur la liste de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Ses populations connaissent un déclin important en raison du chancre du noyer cendré, une maladie fongique.

Que fait CNC pour protéger l’habitat de cette espèce?

Conservation de la nature Canada (CNC) protège des habitats pour le noyer cendré sur plusieurs sites au Nouveau-Brunswick, dont le milieu humide de Lincoln, près de Fredericton, et le long de la rivière Meduxnekeag, près de Woodstock. La vallée de la rivière Meduxnekeag est une priorité pour CNC au Canada Atlantique, car on y trouve certaines des dernières forêts de feuillus matures des Appalaches dans la région. Ce type de forêt se compose de frênes blancs, de tilleuls d’Amérique, d’ostryers de Virginie et de noyers cendrés.

Au Québec, CNC protège également les berges de l’île Kettle (Outaouais), où se trouve un écosystème forestier rare abritant des espèces en péril comme le noyer cendré.

En Ontario, CNC travaille à rétablir la population de noyer cendré sur la propriété Freeman dans l’arche de Frontenac. L’équipe de la sous-région de l’est de l’Ontario gère et assure le suivi d’un projet de restauration de 23 noyers cendrés dans le cadre d’un projet d’atténuation du ministère des Transports. Depuis 2015, l’équipe de CNC procède à des activités d’intendance, incluant la cartographie et le suivi mensuel de l’état des noyers cendrés – en enregistrant, par exemple, la hauteur, le diamètre au collet des racines, le nombre de branches, les précipitations mensuelles et l’état général. Les travaux d’entretien effectués sur la propriété incluent la réparation de clôtures, le désherbage, l’arrosage et l’installation de protections pour les arbres.

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