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Large Tea Field (photo de Mark Tomalty)

Large Tea Field (photo de Mark Tomalty)

Le Small Tea Field et le Large Tea Field

Small Tea Field, Montérégie, QC (Photo de Mark Tomalty)

Small Tea Field, Montérégie, QC (Photo de Mark Tomalty)

Le Small Tea Field et le Large Tea Field, situés à l'est de Saint-Anicet, comptent parmi les dernières grandes tourbières de la Montérégie.

Depuis 2007, grâce à l’appui de nombreux propriétaires et donateurs, Conservation de la nature a protégé plus de 900 hectares dans ce secteur du sud-ouest du Québec. L’acquisition de ces propriétés assure leur protection à long terme.

Dans les années 1800, ces tourbières couvraient plus de 5 000 hectares. Au fil des années, l’agriculture s’y est développée et aujourd’hui, elles ne comptent plus que 1 600 hectares. Le Small Tea Field et le Large Tea Field témoignent d’un paysage et de vastes étendues de tourbières qui sont maintenant disparues.

Les tourbières, ces habitats méconnus

Une tourbière est un milieu humide généralement saturé en eau et contenant très peu d’organismes décomposeurs, en raison de son faible taux d’oxygène. La matière végétale s’y accumule donc beaucoup plus vite qu’elle ne se décompose, ce qui permet la formation de l’épaisse couche de tourbe qui caractérise ce type de milieu humide.

La tourbière présente des conditions écologiques bien particulières. Très acide, peu oxygénée et pauvre en minéraux nutritifs, seules quelques plantes bien adaptées y survivent. La sarracénie pourpre, l’une des 15 plantes carnivores du Québec, en est un exemple.

Si les tourbières ont longtemps été perçues comme des endroits inhospitaliers, on sait maintenant qu’elles remplissent d’importantes fonctions écologiques. Véritables éponges, elles peuvent stocker de l’eau lors de précipitations intenses ou à la fonte des neiges. De plus, les tourbières agissent à la manière de filtres qui absorbent les polluants contenus dans l’eau qui les traverse et améliorent ainsi la qualité de l’eau des bassins versants dans lesquels elles se trouvent.

Sarracénie pourpre (photo de CNC)

Sarracénie pourpre (photo de CNC)

De véritables archives naturelles

Pour comprendre l’évolution des tourbières du sud du Québec, il faut remonter à l’époque où la mer de Champlain couvrait la majeure partie du bassin du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, il y a 13 000 ans. Le retrait de cette mer a déclenché la lente formation de tourbières dans une série de dépressions des basses-terres du Saint-Laurent.

Les tourbières comme le Small Tea Field et le Large Tea Field représentent maintenant de formidables terrains de jeux pour les scientifiques. En effet, l’historique des groupements végétaux présents sur le territoire durant les 13 000 dernières années y est enregistré sous forme de grains de pollen accumulés dans la tourbe depuis des millénaires. Grâce à ce précieux matériel végétal, les chercheurs peuvent reconstituer l’histoire des différentes périodes qui ont mené à la composition actuelle du Small Tea Field et du Large Tea Field et des écosystèmes forestiers environnants. En plus de représenter un apport unique à la biodiversité de la région, ces tourbières constituent un véritable laboratoire à ciel ouvert!

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